Quand on déclare,
comme Dieudonné, qu’il est « dommage » qu’un journaliste juif ne soit
pas mort dans les chambres à gaz, on est antisémite. Quand, sous couvert
d’impertinence, on remue jusqu’à l’obsession les vieux clichés contre
les juifs, clichés qui firent les belles heures de l’extrême droite des
années 1930, du régime de Vichy et des nazis, on est antisémite.
Dieudonné n’est pas qu’un provocateur, il véhicule une vision raciste de la société. Et le racisme anti-juif ne vaut pas mieux que le racisme anti-noir, anti-arabe ou anti-musulman.
Tous les racismes se ressemblent et s’assemblent. Il n’y a donc pas à s’étonner de la proximité de Dieudonné avec le Front national. Que Dieudonné ait choisi Le Pen pour parrain de sa fille, qu’il ait mis son théâtre à la disposition du FN et qu’il aime fréquenter certains de ses cadres est dans l’ordre des choses.
Les travailleurs ne doivent pas laisser pénétrer dans leurs rangs le poison raciste. De l’Allemagne nazie à l’Afrique du sud de l’apartheid en passant par les États-Unis ségrégationnistes, et par le continent africain où le racisme se décline avec l’ethnisme, les préjugés xénophobes se sont toujours retournés contre les travailleurs, contre les exploités, contre les plus pauvres, quand les véritables responsables de la misère et de l’oppression prospéraient.
À comparer avec Dieudonné, Valls, dans son habit de ministre de l’Intérieur, fait plus respectable. Mais qui a dit qu’il manquait « des Blancs, des blancos, des white » dans la ville d’Évry ? Valls ! Et quand il déclare, droit dans ses bottes, que les Roms ne peuvent pas s’intégrer, il fouille, lui aussi, dans les poubelles du Front national. Parce que faire croire que la présence de 17 000 Roms est un problème insoluble pour un pays de 65 millions d’habitants est abject ! Cela n’a d’ailleurs pas ému grand monde dans la direction du Parti socialiste.
De Dieudonné jusqu’à Valls en passant par le FN et l’UMP, chacun participe du climat nauséabond. Dieudonné, en bouffon sinistre, Valls en cultivant des préjugés lourds de conséquences du haut de son ministère. Les travailleurs ne doivent ni rire avec le premier, ni soutenir le second.
En en faisant l’homme à abattre, Valls a remis Dieudonné sur le devant de la scène. La Société M’Bala aura des problèmes financiers, et encore… Car pour quelqu’un qui se dit « antisystème », Monsieur a le sens des affaires ! En matière de prête-nom, de montage financier et d’évasion fiscale, il a l’air de s’y connaître aussi bien qu’un Woerth ou un Cahuzac.
Mais sur le fond, Valls a servi de faire-valoir à Dieudonné… et inversement. Grâce à Dieudonné, le premier flic de France a pu faire son numéro d’homme à poigne. Même si l’interdiction du spectacle incriminé sera inefficace du point de vue de la lutte antiraciste, c’est un coup politique réussi pour sa carrière de ministre. (pour lire la suite cliquer sur Plus d'info)
Dieudonné n’est pas qu’un provocateur, il véhicule une vision raciste de la société. Et le racisme anti-juif ne vaut pas mieux que le racisme anti-noir, anti-arabe ou anti-musulman.
Tous les racismes se ressemblent et s’assemblent. Il n’y a donc pas à s’étonner de la proximité de Dieudonné avec le Front national. Que Dieudonné ait choisi Le Pen pour parrain de sa fille, qu’il ait mis son théâtre à la disposition du FN et qu’il aime fréquenter certains de ses cadres est dans l’ordre des choses.
Les travailleurs ne doivent pas laisser pénétrer dans leurs rangs le poison raciste. De l’Allemagne nazie à l’Afrique du sud de l’apartheid en passant par les États-Unis ségrégationnistes, et par le continent africain où le racisme se décline avec l’ethnisme, les préjugés xénophobes se sont toujours retournés contre les travailleurs, contre les exploités, contre les plus pauvres, quand les véritables responsables de la misère et de l’oppression prospéraient.
À comparer avec Dieudonné, Valls, dans son habit de ministre de l’Intérieur, fait plus respectable. Mais qui a dit qu’il manquait « des Blancs, des blancos, des white » dans la ville d’Évry ? Valls ! Et quand il déclare, droit dans ses bottes, que les Roms ne peuvent pas s’intégrer, il fouille, lui aussi, dans les poubelles du Front national. Parce que faire croire que la présence de 17 000 Roms est un problème insoluble pour un pays de 65 millions d’habitants est abject ! Cela n’a d’ailleurs pas ému grand monde dans la direction du Parti socialiste.
De Dieudonné jusqu’à Valls en passant par le FN et l’UMP, chacun participe du climat nauséabond. Dieudonné, en bouffon sinistre, Valls en cultivant des préjugés lourds de conséquences du haut de son ministère. Les travailleurs ne doivent ni rire avec le premier, ni soutenir le second.
En en faisant l’homme à abattre, Valls a remis Dieudonné sur le devant de la scène. La Société M’Bala aura des problèmes financiers, et encore… Car pour quelqu’un qui se dit « antisystème », Monsieur a le sens des affaires ! En matière de prête-nom, de montage financier et d’évasion fiscale, il a l’air de s’y connaître aussi bien qu’un Woerth ou un Cahuzac.
Mais sur le fond, Valls a servi de faire-valoir à Dieudonné… et inversement. Grâce à Dieudonné, le premier flic de France a pu faire son numéro d’homme à poigne. Même si l’interdiction du spectacle incriminé sera inefficace du point de vue de la lutte antiraciste, c’est un coup politique réussi pour sa carrière de ministre. (pour lire la suite cliquer sur Plus d'info)