Affichage des articles dont le libellé est Dans notre hebdomadaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dans notre hebdomadaire. Afficher tous les articles

dimanche 9 mars 2014

Des mâchoires en or massif

Les requins du CAC 40 ont fait 48 milliards d’euros de bénéfices en 2013. Des commentateurs font mine de s’inquiéter car ces bénéfices seraient en baisse par rapport à l’année dernière. Mais ces baisses annoncées résultent souvent de manipulations comptables. Un exemple, GDF-Suez annonce une perte de 9,3 milliards. Mais il a inscrit dans son bilan 15 milliards de perte en « dépréciation d’actifs ». En fait le trust a fait presque 6 milliards de bénéfices mais il se débrouille pour ne pas avoir à payer d’impôts. En trafiquant ses bilans. Le moyen de savoir vraiment combien ces grosses sociétés et leurs actionnaires gagnent, serait que les travailleurs mettent leur nez dans leurs comptes.

mercredi 5 mars 2014

Volvo : interdiction des licenciements.

Le groupe Volvo, propriétaire de Renault Trucks, vient de confirmer la suppression de 4400 emplois dans sa branche poids-lourds. En France, outre 500 travailleurs en CDI, 800 « consultants » vont perdre leur emploi.
Un an après l’annonce, à grand renfort de publicité, d’une nouvelle gamme de camions, Volvo invoque une baisse du chiffre d’affaire mais s’apprête à verser aux actionnaires le même dividende que l’an dernier. En outre, Renault Trucks perçoit des dizaines de millions d’euros au titre du CICE. Cet argent public n’arrête en rien les licenciements.
Pour protéger les emplois il faut commencer par imposer l’interdiction des licenciements !

mardi 4 mars 2014

Ils se foot des droits des femmes

La fédération internationale de football (Fifa) a annoncé l’autorisation du port du voile pour les joueuses féminines. En même temps, elle prétend interdire les messages politiques… Quelle hypocrisie ! Le port du voile, symbole de l’oppression des femmes et de leur soumission forcée, est un message tout ce qu’il y a de plus politique.
La Fifa ne veut pas heurter les dirigeants de l’Iran ou du Qatar, pays où les droits des femmes n’existent pas, pour cause de religion. Lamentable.

vendredi 28 février 2014

Un pacte à combattre, pas à négocier

Aujourd’hui s’ouvrent les négociations entre les confédérations syndicales et les représentants patronaux concernant les contreparties demandées aux patrons pour les 35 milliards d’euros que va leur donner ce « pacte de responsabilité ». Mais entamer des négociations, c’est déjà admettre qu’il est normal que le patronat empoche ces 35 milliards.
Le patronat encaisse depuis toujours des allègements de charges, des subventions sans fin. Cela n’a pas empêché un accroissement record du chômage. Et ces 35 milliards augmenteront les dividendes des actionnaires sans diminuer le chômage. En discuter les modalités d’application, c’est participer à un jeu de dupes dont le monde du travail sera la victime.

jeudi 27 février 2014

La jeunesse en colère

Selon un sondage réalisé auprès de 210 000 jeunes de 18 à 34 ans, 60% des jeunes disent qu’ils participeraient à un « mouvement de révolte de type mai 68 », « demain ou dans les prochains mois ». Cette jeunesse se sent dans sa majorité condamnée au chômage et à la crise.
Il ne lui reste qu’à prendre conscience de la nécessité de s’attaquer à la domination des industriels et des banquiers sur l’économie et la société. Et cela peut venir vite. Car les capitalistes, dans leur avidité à faire des profits, et le gouvernement à leur botte, se chargeront de craquer l’allumette…

mercredi 26 février 2014

Prix des supermarchés : une enquête édifiante

Les prix connaissent des variations allant jusqu’à plus de 40% pour un même chariot de référence d’un supermarché à l’autre, selon l’enquête annuelle de Que Choisir. Non seulement il faudrait imposer que les salaires soient indexés sur ces prix, mais il faudrait aussi que les consommateurs et les salariés de ces secteurs puissent contrôler les prix et la comptabilité des géants de la distribution.

mercredi 19 février 2014

Derrière les intermittents, le Medef cible tous les chômeurs

Non content de s’en prendre au prétendu coût du travail, le Medef s’en prend au « coût du chômage » ! Il voudrait abolir le régime d’indemnisation des intermittents du spectacle, qu’il dénonce comme trop avantageux par rapport au régime général – bien qu’il ait été déjà sévèrement dégradé en 2003.
Quelques-uns de ces artistes et techniciens visés par le Medef renvoient la balle en lançant une pétition en ligne pour réclamer eux aussi une abolition : celle du syndicat patronal.
C’est de l’humour. Pour mettre la grande bourgeoisie hors d’état de sévir, il faudrait plus que cette riposte virtuelle. Il faudrait une riposte réelle, qui lui retire son contrôle sur l’économie.

mardi 18 février 2014

Anxiété patronale

Les 30 milliards d’euros accordés au patronat par le Pacte de Hollande étant chose acquise, Gattaz, le représentant du patronat « partenaire » du Pacte, précise ses exigences sur la façon dont cette transfusion de fonds publics doit être gérée : maintien des allègements de cotisations sur les bas salaires, du Crédit Impôt Compétitivité Emploi, et maintien de la mesure de suppression du paiement des cotisations familiales par les patrons.
Dans cette comédie d’une pseudo-négociation où le gouvernement fait semblant d’exiger du patronat des contreparties à ses cadeaux aux patrons, Gattaz ne fait pas de cinéma et exige plus. Il demande au gouvernement de geler ses projets de loi sur la pénibilité, sur l’apprentissage ou sur le recours au travail des stagiaires...
Quand un cadeau de 30 milliards ne suffit pas à calmer le stress patronal, c’est qu’il s’agit d’une maladie sans remède, qui ne disparaîtra qu’avec le patronat lui-même.

dimanche 16 février 2014

Imerys : les licencieurs ne sont pas sur la paille

Le groupe minier français Imerys vient de lancer une OPA (offre publique d’achat) sur le groupe américain Amcol : il est prêt à débourser 1,2 milliards d’euros pour mettre la main sur ce champion de la bentonite, acquisition qui lui permettrait de doubler de taille.
Quoi de plus banal qu’une OPA dans la grande jungle capitaliste… mais celle-ci intervient alors qu’Imerys est en train de fermer sa mine d’ardoise de Trélazé (Maine-et-Loire), jetant 180 travailleurs sur le carreau.
Une preuve flagrante que, pour maintenir une activité sur le site de Trélazé ou au moins assurer aux ardoisiers le maintien de leur salaire, l’argent existe bel et bien. Il faut donc le prendre là où il est.

samedi 15 février 2014

La Cour des comptes au gouvernement : haro sur les classes populaires

La Cour des comptes vient de publier son rapport. Cette institution, présidée par le socialiste Didier Migaud, fustige les « dérives budgétaires de l’État » qui seraient dues aux dépenses sociales. Elle invite donc le gouvernement à faire des économies en lui soufflant quelques idées. Par exemple cesser d’indexer sur l’inflation des prestations sociales comme les allocations logement, chômage ou famille. Voire décaler le versement de ces prestations ou décaler leur revalorisation de quelques mois.
Cette politique d’économies sur le dos des classes populaires est d’autant plus scandaleuse que les largesses du gouvernement socialiste envers le patronat se chiffrent en dizaines de milliards. Et pour ces dépenses-là, la Cour des comptes ne trouve rien à redire…

vendredi 14 février 2014

Offensive du Medef contre les chômeurs

A la veille d’une nouvelle journée de discussion entre syndicats, patronat et gouvernement, le Medef a fait parvenir ses propositions aux syndicats sur la réforme de l’assurance-chômage. L’organisation patronale voudrait faire varier les droits des chômeurs... en fonction du taux de chômage ! Elle voudrait aussi supprimer le régime des intermittents du spectacle et celui des intérimaires, et cela sous prétexte d’équité !
Le Medef annonce son programme. Aux travailleurs de mettre en avant le leur et de se préparer à lui répondre sur le seul terrain qui peut le faire céder : celui des mobilisations et de la lutte.

jeudi 13 février 2014

Une nouvelle attaque contre les fonctionnaires confirmée

Le chef de file des députés PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, a reconnu que le gel de l’avancement des fonctionnaires était à l’étude au ministère des Finances. Pour se prononcer, il attend des propositions précises, a-t-il déclaré, pour savoir quelle catégorie de fonctionnaires sera la plus touchée...
Mais le fait qu’il faille économiser des milliards pour les donner au patronat, ça, il ne se battra pas contre, il ne le dénoncera pas. Il est complice du gouvernement, comme tous ceux qui le soutiennent.

Cliquer ici pour lire un article sur le sujet dans notre hebdomadaire.

mercredi 12 février 2014

SNCF Villeneuve Saint-Georges : en grève contre les suppressions de postes

Lundi 10 février, aux ateliers de maintenance chargés des trains Théoz et Intercités de la région Bourgogne, la quasi-totalité des 170 cheminots ont répondu à l'appel à la grève reconductible lancé par les syndicats CGT et Sud....(pour lire la suite cliquer sur Plus d'infos)

dimanche 9 février 2014

La gangrène de la finance

Selon plusieurs études d’experts financiers réalisées récemment, les banques européennes ont reçu entre 200 et 300 milliards par an de subventions depuis la crise de 2008. Le monde de la finance le reconnaît lui-même : les banques privées siphonnent les caisses publiques. C’est pour cela que tous les gouvernements imposent austérité et sacrifices à toute la population européenne.
L’expropriation des banques et le contrôle de leur fonctionnement par la population laborieuse serait une mesure bien moins coûteuse et bien plus efficace.

samedi 8 février 2014

Politique de haut vol

Pendant qu’Air France supprime plus de 2 800 emplois, la compagnie investit pour chouchouter ses clients les plus riches. 200 millions d’euros ont été dépensés pour moderniser les classes affaires avec, comme clou du projet, un nouveau fauteuil qui coûte 50 000 euros pièce à la fabrication.
Air France, dont l’État est encore l’un des principaux actionnaires, prend grand soin du fondement des hommes d’affaires tout en traitant les emplois à grands coups de pieds au c...
C’est tout l’inverse qu’il faut faire.

jeudi 7 novembre 2013

Après les manifestations en Bretagne et ailleurs...

Suite aux manifestations de samedi dernier, voici quelques articles publiés dans le nouveau numéro de Lutte Ouvrière :

Des échos de la manifestation à Quimper

... de celle de Carhaix

et notre éditorial sur le sujet : Pour l’emploi, imposer au patronat l’interdiction des licenciements

Un dernier mot sur le mépris de Mélenchon...

Bonne lecture !!

vendredi 28 juin 2013

Des licenciements et une fermeture inacceptables

Des centaines d’ouvriers de Michelin, venus de plusieurs sites, ont manifesté devant le siège social de l’entreprise à Clermont-Ferrand contre la fermeture de l’usine de Joué-lès-Tours qui entraînerait la suppression de 730 emplois. Beaucoup d’ouvriers de cette usine avaient déjà subi la fermeture de l’usine de Poitiers et ont appris à leurs dépens ce que valent les promesses de patrons.
Il y a de quoi être révolté par ces suppressions d’emplois alors que Michelin a fait 2,4 milliards de bénéfices en 2012. Les travailleurs qui ont manifesté ont montré que les attaques de la direction du groupe ne resteront pas sans réactions. Mais rien n’est encore réglé.
( Brève du site LO du jeudi 27 )

samedi 4 mai 2013

Article de LO sur PSA : PSA - Aulnay-sous-Bois : Les travailleurs face à la sainte-alliance de la justice, du pouvoir et du patronat.

Vendredi 26 avril, le tribunal de grande instance de Paris, rendant son délibéré concernant les assignations de la CGT et de SUD contre le plan de 11 200 suppressions d'emplois prévu par PSA, a rejeté les demandes des syndicats. Pour la justice, il n'y a rien de condamnable à supprimer 11 200 emplois, à fermer une usine en jetant à la rue les 3 000 salariés d'Aulnay et les 1 400 de Rennes. Que la direction promette la main sur le coeur de reclasser tous les salariés, alors qu'aucune garantie sérieuse et écrite n'est apportée dans le bien mal nommé « plan de sauvegarde de l'emploi » suffit à la justice. Dans ce plan, il y a tous les procédés bidon qui ont déjà maintes fois démontré leur inutilité dans d'autres fermetures d'usines : aides à la création d'entreprise, argent versé à des organismes chargés de trouver des emplois aux salariés licenciés, congés de conversion qui sont les antichambres de Pôle emploi, etc. Quant aux mutations internes, aucune garantie non plus de maintien des qualifications et du poste n'est prévue. Que dans le même temps les actionnaires de PSA se soient voté le rachat et l'annulation de 320 millions d'euros d'actions et la distribution de 30 millions d'euros d'actions aux principaux dirigeants ne gêne pas non plus la justice. Comme quoi, la crise de l'automobile ne concerne pas les actionnaires de PSA. Cette décision du tribunal n'a pas entamé la détermination des grévistes. Ils sont conscients que la grève reste le moyen principal de maintenir la pression contre la direction. Bien que ce ne soit pas sur le terrain juridique qu'ils peuvent gagner, l'assemblée générale des grévistes a néanmoins demandé à la CGT de faire appel. Mais il n'y a pas que la justice pour soutenir PSA. Le gouvernement ne fait rien d'autre depuis des mois. Il n'a cherché à imposer aucune contrainte au trust et a même multiplié les gestes de soutien financiers, politiques et policiers contre les grévistes. Louis Gallois, nommé par le gouvernement pour siéger au conseil d'administration de PSA, n'a rien trouvé à redire à cet enrichissement direct des actionnaires, alors qu'il se fait l'apôtre des économies sur le dos des travailleurs au nom de la compétitivité des entreprises. Quant au patron, il poursuit son plan d'attaques. Varin a annoncé dans la presse la volonté de PSA de mettre en place, dès le mois de mai, des accords de compétitivité sur le modèle de ceux imposés aux salariés de Renault, qui comportent des baisses de salaire, un temps de travail augmenté et une mobilité obligatoire. Il ne peut dire de façon plus claire que PSA va chercher à faire payer aux travailleurs l'augmentation des profits et des dividendes pour les actionnaires, non seulement par des licenciements mais par une véritable régression des conditions de travail et de salaire. Seulement PSA n'en a pas fini avec la combativité des travailleurs. La grève à Aulnay n'est pas terminée. Depuis le 16 janvier, la production ne redémarre toujours pas dans l'usine et la grève continue. Vendredi 26, les grévistes sont allés rendre visite aux travailleurs de Géodis, un sous-traitant qui fournit les faisceaux pour les voitures montées à Poissy. Cette visite s'est soldée par un arrêt de deux heures de la production à Poissy, à la grande joie des travailleurs y gagnant une pause impromptue. Lundi 29 avril, la grève reprenait à l'usine et les grévistes organisaient leur troisième paye. La caisse de grève s'élevant à 200 000 euros, ils pouvaient compter sur 1 000 euros par personne. Autant dire qu'ils ont encore les moyens de tenir bon face à la direction. Même le cinéma organisé autour du CCE, lundi 29 avril, censé permettre le démarrage du plan de la direction, n'a pas entamé la détermination des grévistes. Que la presse et les pouvoirs publics cherchent à aider le patronat à enterrer la grève, en affirmant en boucle qu'il n'est plus possible de revenir en arrière, ne change rien. Ce n'est pas cela qui décide du sort des travailleurs, mais la lutte qui se poursuit.

et une interview de Jean-Pierre Mercier sur France Inter.

jeudi 28 février 2013

Contre l’aggravation continue du chômage, interdiction des licenciements !

Le chômage a fait un nouveau bond, avec 44 000 demandeurs d’emploi supplémentaires en janvier. Avec cinq millions de chômeurs, on frôle maintenant le record de 1997.
Tout le monde souligne les 21 mois de hausse continue. Cela en fait 11 pour Sarkozy et 10 pour Hollande. Les uns comme les autres ont amplement montré leur impuissance, mais ils continuent de nous vendre les mêmes solutions éculées et par la gauche et par la droite : aides à l’investissement, aides à la compétitivité, aides à l’innovation et à la formation, le tout agrémenté de quelques contrats aidés… Résultat de cette politique : la courbe des aides aux entreprises monte et le chômage continue d’augmenter !
Le Parti socialiste au gouvernement ne se contente pas d’arroser le patronat à fonds perdus, il fait sienne la politique du grand patronat, comme l’avait fait la droite.
Le patronat veut concentrer le travail sur quelques-uns, pour aggraver l’exploitation et augmenter sa rentabilité et ses profits. Et le gouvernement joue son jeu. À la rapacité du patronat, les travailleurs doivent opposer, comme objectifs de lutte contre le chômage, l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous sans diminution de salaire.
Communiqué de presse de Nathalie Arthaud