Mon intervention principale a porté sur les aires d'accueil pour les «Gens du voyage » sur l'agglomération :
Personne n'ignore le climat détestable créé par les discours de Sarkozy et de son équipe, discours tenus cet été et qui n'ont fait qu'attiser les pires préjugés, tout cela à des fins bassement électoralistes. Et les draveillois qui ont participé à la manifestation du 4 septembre ou qui se sont indignés face à la campagne xénophobe du gouvernement ont eu raison.
C'est pourquoi je crois qu'il convient d'aborder ici les obligations qu'a la commune de Draveil vis à vis de la loi, c'est à dire des aires d'accueil des gens du voyage.
Comme vous le savez, la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage impose aux communes, notamment en fonction de leur taille, l'aménagement ou la création d'aires d'accueil.
Un schéma départemental qui date de janvier 2003 précise que pour les communes de Montgeron Vigneux et Draveil, 11 emplacements devraient être créés, et ceci par commune, dans des aires dites de longue durée.
Une aire supplémentaire, dite « aire de passage intercommunale » de 50 emplacements devant être réalisée sur la commune de Vigneux.
Pour le moment, seule la commune de Montgeron respecte ses obligations, et va même au delà, puisqu'elle dispose de 20 emplacements, soit bien plus que les 11 prévus par le schéma départemental. Et c'est tout à l'honneur de sa majorité municipale, l'opposition- de droite- votant contre le projet de cet aménagement, lors du conseil municipal du 2 juillet de l'année passée.
Dans un supplément récent du Journal du Parlement, consacré à la communauté d'agglomération Sénart Val-de-Seine, il est précisé (p 23, je cite) : « L'exigence du Schéma départemental impose, conformément aux orientations du Programme Local de l'Habitat, la création, pour les comptes des deux autres villes (Vigneux et Draveil) d'une seconde aire. »
Il y est précisé que le problème se pose dans une situation de raréfaction du nombre de terrains disponibles sur le territoire communautaire.
On y ajoute qu'un site a été identifié sur la commune de Vigneux, site qui à priori est dans un état lamentable et indigne d'un accueil.
Le texte se termine par l'annonce que la communauté d'agglomération « étudie toutes les éventualités concernant ce terrain et la recherche en parallèle d'une solution alternative. »
Question : où en est-on de ces études ? Quelles « solutions alternatives » sont-elles envisagées ? Peut-on espérer dans un avenir proche que la commune de Draveil puisse se mettre en conformité avec la loi sur ce sujet ?
(A noter que la réponse a été plus que floue : visiblement il est urgent d'attendre... le futur schéma départemental. 10 ans après...)
Autres interventions :
J'ai renouvelé mon opposition au licenciement d'une employée de mairie : la saisie d'un cabinet d'avocat par la mairie a été évoquée lors des "décisions du maire".
Une autre intervention, à propos du bilan annuel sur la gestion de l'eau et des déchets a été l'occasion de défendre un véritable service public, et la nécessité pour la population, pour les salariés, de contrôler les comptes de ces entreprises afin de pouvoir par exemple baisser les prix pour les consommateurs.
Enfin, autre attitude notable de la majorité à propos de la mise en place du télétravail : je me suis abstenu non pas par opposition de principe, mais parce qu'il est apparu que les élus du personnel CGT n'avait pas eu la possibilité de faire dans des conditions acceptables leur travail d'élus.
lundi 4 octobre 2010
lundi 20 septembre 2010
Prochain conseil municipal
Le prochain conseil municipal est prévu le mercredi 29 septembre
au Café Cultures à 20h.
au Café Cultures à 20h.
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Actualité municipale
jeudi 9 septembre 2010
Les militants de Lutte Ouvrière à votre rencontre
Nous serons dans le centre-ville de Draveil de 10 h à 12 h le samedi 18 septembre.
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Actualité de LO
mercredi 8 septembre 2010
Grève du 7 septembre 2010 : mobilisations à Draveil
La grève chez Garrel et Navarre !
Dans beaucoup de secteurs les salariés de Draveil se sont mobilisés pour cette journée nationale de grève contre les attaques du gouvernement. Dans les écoles, les deux collèges, au lycée Nadar, parmi les personnels de la mairie ou ceux de l'hôpital Dupuytren...
Mais ce qui a marqué cette journée fût certainement la grève chez "Garrel - Navarre", entreprise de transport de cars appartenant au groupe Keolis, une première !
Une grande majorité des chauffeurs et des personnels (plus des 3/4) se sont mis en grève : occupation du rond point devant le site et distributions de tracts, participation à la manifestation parisienne... les discussions étaient nombreuses, de la colère face aux difficultés du boulot, aux salaires trop bas, aux attaques contre les retraites, et de la colère contre ce gouvernement au service des riches !
Dans beaucoup de secteurs les salariés de Draveil se sont mobilisés pour cette journée nationale de grève contre les attaques du gouvernement. Dans les écoles, les deux collèges, au lycée Nadar, parmi les personnels de la mairie ou ceux de l'hôpital Dupuytren...
Mais ce qui a marqué cette journée fût certainement la grève chez "Garrel - Navarre", entreprise de transport de cars appartenant au groupe Keolis, une première !
Une grande majorité des chauffeurs et des personnels (plus des 3/4) se sont mis en grève : occupation du rond point devant le site et distributions de tracts, participation à la manifestation parisienne... les discussions étaient nombreuses, de la colère face aux difficultés du boulot, aux salaires trop bas, aux attaques contre les retraites, et de la colère contre ce gouvernement au service des riches !
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information locale
samedi 14 août 2010
Le samedi 4 septembre : manifestons nombreux contre la politique xénophobe et raciste du gouvernement
Une quarantaine de partis et associations appellent, à Paris et dans un certain nombre de villes, à une manifestation ou à un rassemblement le samedi 4 septembre, pour protester contre la campagne xénophobe du gouvernement. À Paris, rendez-vous est donné place de la République, à 14 heures.
C'est la moindre des choses qu'une protestation s'élève contre les discours de Sarkozy et de son équipe, attisant les pires préjugés à des fins bassement électoralistes. Lutte Ouvrière y sera présente.
Un certain nombre des initiateurs de cet appel veulent mettre cette manifestation sous le patronage de la IIIe République, dont ce sera ce 4 septembre le 140e anniversaire, République qui symboliserait, laissent-ils entendre, une ère de liberté, de fraternité, d'égalité.
Curieuse référence historique. C'est oublier, par exemple, que le premier président de cette République n'était autre qu'Adolphe Thiers, le massacreur des communards de 1871. C'est omettre de rappeler que sous la IIIe République se réalisa l'expansion coloniale française, synonyme de massacres et de spoliation de peuples entiers. C'est passer sous silence l'affaire Dreyfus. C'est ne pas parler des grévistes assassinés par la police sous les ordres de Clemenceau en 1910. C'est cacher le triste rôle des dirigeants politiques de tout bord, droite et gauche confondues, dans la préparation et le déroulement de cette boucherie que fut la Première Guerre mondiale. C'est se taire sur ce que fut le Parlement de cette République, élu en 1936, qui en 1940 remit les pleins pouvoirs à Pétain. Voilà quelques hauts faits parmi les plus marquants de cette République.
Alors, pour protester contre la campagne raciste et xénophobe du gouvernement, nous serons présents, mais en faisant référence, non pas à la IIIe République, mais à la solidarité des travailleurs.
(Lutte Ouvrière N°2193 du 13 Août 2010)
C'est la moindre des choses qu'une protestation s'élève contre les discours de Sarkozy et de son équipe, attisant les pires préjugés à des fins bassement électoralistes. Lutte Ouvrière y sera présente.
Un certain nombre des initiateurs de cet appel veulent mettre cette manifestation sous le patronage de la IIIe République, dont ce sera ce 4 septembre le 140e anniversaire, République qui symboliserait, laissent-ils entendre, une ère de liberté, de fraternité, d'égalité.
Curieuse référence historique. C'est oublier, par exemple, que le premier président de cette République n'était autre qu'Adolphe Thiers, le massacreur des communards de 1871. C'est omettre de rappeler que sous la IIIe République se réalisa l'expansion coloniale française, synonyme de massacres et de spoliation de peuples entiers. C'est passer sous silence l'affaire Dreyfus. C'est ne pas parler des grévistes assassinés par la police sous les ordres de Clemenceau en 1910. C'est cacher le triste rôle des dirigeants politiques de tout bord, droite et gauche confondues, dans la préparation et le déroulement de cette boucherie que fut la Première Guerre mondiale. C'est se taire sur ce que fut le Parlement de cette République, élu en 1936, qui en 1940 remit les pleins pouvoirs à Pétain. Voilà quelques hauts faits parmi les plus marquants de cette République.
Alors, pour protester contre la campagne raciste et xénophobe du gouvernement, nous serons présents, mais en faisant référence, non pas à la IIIe République, mais à la solidarité des travailleurs.
(Lutte Ouvrière N°2193 du 13 Août 2010)
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Actualité de LO
mercredi 7 juillet 2010
Conseil municipal du 05 juillet 2010
Ceci est mon intervention lors du conseil municipal à propos du P.L.U. (Plan Local d'Urbanisme). Le document est consultable sur le site de la mairie. Il ne s'agissait pas de voter mais de « prendre acte des débats ».
Je souhaite surtout revenir sur la partie qui concerne le logement.
La construction de quelques centaines de logements est donc envisagée dans les années qui viennent. C'est une évidence qu'il manque des logements, des logements de toutes sortes, des dizaines de milliers rien qu'à l'échelle de la région. Je suis bien sûr pour la construction de logements, constructions qui nécessitent d'être discutées et organisées.
Mais au delà des objectifs qu'on nous présente, j'ai des doutes quand aux affirmations contenues dans ce document :
Qu'en est-il exactement de la construction de logements dits « sociaux » ?
Les constructions envisagées ne sont pas des HLM. Alors je me pose la question : quels en seront les loyers ? Peut-on avoir la garantie que ces logements profiteront aux salariés dont les revenus sont bas ? Pour prendre un exemple, un salaire d'ouvrier ou de fonctionnaire de catégorie C, à 1200 euros par moi, permettra-t-il à un couple de se loger ? La ville aura-t-elle le moindre pouvoir de contrôler les loyers ?
Ces constructions de logements vont être confiées à des organismes privés, tel que le Crédit agricole Immobilier, filiale d'une grande banque appartenant au monde des spéculateurs qui ont entrainé l'économie mondiale dans la crise. Alors il faudrait leur faire confiance pour construire des logements, et surtout des logements abordables pour les classes populaires ?
Sur la commune les loyers pour un 3 pièces sont au minimum de 7 à 800 euros sans les charges. Qui peut se payer de tels loyers ? Les gens qui ont les relations et les moyens, pour eux se loger n'est pas un problème, mais la réalité c'est que même les classes moyennes n'y arrivent pas, ou alors en s'endettant de plus en plus pour acheter . Personne dans ce conseil municipal ne l'ignore.
Mais il faut bien loger les gens , alors comment faire ?
Comme je l'avais affirmé lors du débat sur le PLH (Plan Local de l'Habitat), c'est l'État qui devrait prendre en charge le contrôle et la construction des logements affectés à la population laborieuse, pour éviter les abus, abus de bailleurs privés dont un exemple* a d'ailleurs été évoqué lors de ce conseil.
(*Il s'agit du bailleur "Batigère" du quartier des Bergeries qui semble avoir décidé d'augmenter les charges des locataires au prétexte d'une réparation du système de chauffage défectueux)
Autre sujet :
Lors de ce conseil municipal, j'ai aussi évoqué le problème de la diminution envisagée des créneaux horaires de piscine accordés aux classes des collèges. La majorité municipale n'étant pas en mesure de donner une explication au problème (qui relève de l'agglomération qui gère les piscines), le Maire a promis une réponse « dans la semaine ».
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