http://www.lutte-ouvriere.org/IMG/pdf/petition_Ghislaine_Joachim-Arnaud.pdf
Une pétition à faire connaître, à signer !
mardi 7 décembre 2010
lundi 6 décembre 2010
Prochain conseil municipal
Il est prévu lundi 13 décembre à 20 h, au Café Cultures.
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Actualité municipale
samedi 4 décembre 2010
Après les dernières révélations de WikiLeaks
Les médias ont passé la semaine à parler des "révélations" de Wikileaks... et certains journalistes de s'inquiéter du "risque pour la démocratie" de la divulgation des "secrets". C'est comme divulguer "la vie privé d'une famille, ça ne se fait pas " (Chronique radio écoutée ce matin !).
Et les "rétro-commissions" du Pakistan ?
Et les médicaments dangereux pour la santé ? Et les mauvais coups des spéculateurs ?
Ce sont leurs "secrets" qui sont une menace pour toute la société !
Benoit Grisaud
Pour faire le point, un article utile sur la question :
Le site Internet WikiLeaks (qui a pour spécialité de publier des « fuites ») vient de faire connaître, avec l'aide de cinq journaux en Europe et en Amérique, le contenu de 250 000 télégrammes diplomatiques américains récents. Ces « câbles » lèvent un coin de voile sur ce qui se dit, sinon se trame dans les chancelleries, et sur la différence entre le langage public fleuri des diplomates et leurs propos moins enrobés d'hypocrisie lorsque, dans des notes à leur gouvernement, ils commentent les faits et gestes des dirigeants du pays où ils sont en poste
Et les "rétro-commissions" du Pakistan ?
Et les médicaments dangereux pour la santé ? Et les mauvais coups des spéculateurs ?
Ce sont leurs "secrets" qui sont une menace pour toute la société !
Benoit Grisaud
Pour faire le point, un article utile sur la question :
Le site Internet WikiLeaks (qui a pour spécialité de publier des « fuites ») vient de faire connaître, avec l'aide de cinq journaux en Europe et en Amérique, le contenu de 250 000 télégrammes diplomatiques américains récents. Ces « câbles » lèvent un coin de voile sur ce qui se dit, sinon se trame dans les chancelleries, et sur la différence entre le langage public fleuri des diplomates et leurs propos moins enrobés d'hypocrisie lorsque, dans des notes à leur gouvernement, ils commentent les faits et gestes des dirigeants du pays où ils sont en poste
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vendredi 3 décembre 2010
Manifestation Contre le chômage et la précarité
Pour la huitième année consécutive, diverses organisations de chômeurs et de travailleurs précaires appellent à manifester à Paris Samedi 4 décembre 2010 à 14 heures place de Stalingrad
Lutte Ouvrière se joint à cet appel
Lutte Ouvrière se joint à cet appel
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jeudi 2 décembre 2010
Un procès colonial en Martinique !
Martinique - Procès contre Ghislaine Joachim-Arnaud : les patrons veulent se venger
Le 15 décembre, Ghislaine Joachim-Arnaud, secrétaire générale de la CGT Martinique et dirigeante de l'organisation trotskyste antillaise Combat Ouvrier, est assignée devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, à l'égard d'un groupe de personnes ». En l'occurrence, il s'agit des Békés, c'est-à-dire des descendants des propriétaires d'esclaves qui, aujourd'hui encore, dominent l'économie de l'île.
À l'origine de la plainte, on trouve Jean-François Hayot, membre d'une des plus puissantes familles de Békés qui ont la mainmise sur l'économie de l'île. Il reproche à Ghislaine Joachim-Arnaud d'avoir repris, dans une émission télévisée, le slogan de milliers de manifestants de la grève générale de février 2009, disant en créole : « La Martinique est à nous, la Martinique n'est pas à eux. Une bande de Békés, profiteurs, voleurs, on les foutra dehors ».
C'est le monde à l'envers. S'il y a bien une discrimination et une violence qui s'exercent aux Antilles, c'est celles du patronat dans son ensemble à l'égard de la population pauvre. C'est l'exploitation de toute une population, maintenue dans le chômage ou payée des salaires de misère par quelques familles qui effectivement contrôlent toute l'économie, depuis le commerce, la distribution, l'import-export jusqu'aux grandes exploitations agricoles.
Des milliers de manifestants ont crié leur colère contre les Békés, et par extension, contre l'ensemble des patrons. S'ils veulent les rejeter hors de l'économie, si la secrétaire de la CGT Martinique reprend ce slogan à son compte, quoi de plus normal ?
En fait, il s'agit d'un nouveau procès colonial intenté par le lobby possédant de la Martinique, doublé d'une vengeance à l'égard de la dirigeante du principal syndicat de la Martinique et de l'organisation Combat Ouvrier. C'est aussi un procès inique visant les milliers de grévistes du mouvement de 2009.
Pour revenir sur les véritables raisons de ce procès, le Comité de soutien à Ghislaine Joachim-Arnaud organise une conférence de presse à Paris, lundi 6 décembre. Lutte Ouvrière s'associe à cet appel, et invite tous les représentants de syndicats ou d'associations luttant aux côtés des travailleurs à y participer.
Lundi 6 décembre à 15 h 30
Salle Jean-Jaurès, à la Bourse du travail
3, rue du Château-Rouge - Mo République
Le 15 décembre, Ghislaine Joachim-Arnaud, secrétaire générale de la CGT Martinique et dirigeante de l'organisation trotskyste antillaise Combat Ouvrier, est assignée devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, à l'égard d'un groupe de personnes ». En l'occurrence, il s'agit des Békés, c'est-à-dire des descendants des propriétaires d'esclaves qui, aujourd'hui encore, dominent l'économie de l'île.
À l'origine de la plainte, on trouve Jean-François Hayot, membre d'une des plus puissantes familles de Békés qui ont la mainmise sur l'économie de l'île. Il reproche à Ghislaine Joachim-Arnaud d'avoir repris, dans une émission télévisée, le slogan de milliers de manifestants de la grève générale de février 2009, disant en créole : « La Martinique est à nous, la Martinique n'est pas à eux. Une bande de Békés, profiteurs, voleurs, on les foutra dehors ».
C'est le monde à l'envers. S'il y a bien une discrimination et une violence qui s'exercent aux Antilles, c'est celles du patronat dans son ensemble à l'égard de la population pauvre. C'est l'exploitation de toute une population, maintenue dans le chômage ou payée des salaires de misère par quelques familles qui effectivement contrôlent toute l'économie, depuis le commerce, la distribution, l'import-export jusqu'aux grandes exploitations agricoles.
Des milliers de manifestants ont crié leur colère contre les Békés, et par extension, contre l'ensemble des patrons. S'ils veulent les rejeter hors de l'économie, si la secrétaire de la CGT Martinique reprend ce slogan à son compte, quoi de plus normal ?
En fait, il s'agit d'un nouveau procès colonial intenté par le lobby possédant de la Martinique, doublé d'une vengeance à l'égard de la dirigeante du principal syndicat de la Martinique et de l'organisation Combat Ouvrier. C'est aussi un procès inique visant les milliers de grévistes du mouvement de 2009.
Pour revenir sur les véritables raisons de ce procès, le Comité de soutien à Ghislaine Joachim-Arnaud organise une conférence de presse à Paris, lundi 6 décembre. Lutte Ouvrière s'associe à cet appel, et invite tous les représentants de syndicats ou d'associations luttant aux côtés des travailleurs à y participer.
Lundi 6 décembre à 15 h 30
Salle Jean-Jaurès, à la Bourse du travail
3, rue du Château-Rouge - Mo République
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mercredi 1 décembre 2010
Arlette Laguiller sur la Côte-d'Ivoire et Haïti : "Les démocraties de la trique et de la misère" Lutte Ouvrière - 30/11/2010 10:25:00
Dimanche dernier était jour d'élection en Haïti et en Côte-d'Ivoire. Ces deux pays sont sur deux continents différents, l'un en Amérique, l'autre en Afrique, à des milliers de kilomètres de distance l'un de l'autre. Mais ils ont ceci en commun qu'ils ont été tous les deux colonisés par la France et qu'ils en portent encore aujourd'hui les stigmates. Ils ont aussi en commun d'avoir été pillés, appauvris, par la même bourgeoisie qui nous exploite ici.
Haïti a été colonie française pendant deux siècles. Sa population d'origine a été massacrée pour être remplacée par des femmes et des hommes déportés d'Afrique, transformés en esclaves pour cultiver les champs de cannes à sucre. Ce sucre, produit de luxe à l'époque, qui a fait d'Haïti la colonie la plus riche de la France d'alors.
Nombre de grandes familles bourgeoises de France ont bâti leur fortune par le trafic d'êtres humains et par la sueur et le sang d'esclaves travaillant dans les champs de cannes. Cela a duré jusqu'à ce que les esclaves se révoltent et se libèrent eux-mêmes en chassant les troupes françaises de Napoléon Bonaparte.
Ni la bourgeoisie française ni ses comparses des autres nations bourgeoises n'ont jamais pardonné aux esclaves de Haïti d'avoir rompu leurs chaînes. Leur coalition réussit, avec la complicité des dirigeants locaux, à imposer que les anciens esclaves dédommagent les anciens propriétaires. Haïti fut littéralement étranglée. La plus riche colonie devint le pays le plus pauvre de l'hémisphère américain.
La Côte-d'Ivoire, elle, a été colonisée bien plus tard. Mais, pendant le court siècle où elle a subi la domination coloniale de la bourgeoisie française, elle a aussi connu tout ce qui allait avec : le pillage de ses richesses naturelles, le travail forcé pour construire les ports, le chemin de fer, les routes, nécessaires à l'évacuation de ce qui était pillé, la mainmise sur ses principales richesses agricoles, le café et le cacao. Lorsque la bourgeoisie française a commencé à se dégager de ses colonies, elle a confié le pouvoir à Houphouët-Boigny, ancien ministre du gouvernement français, à qui son origine ivoirienne a valu de devenir le dictateur du pays grâce à l'armée française laissée sur place.
Le drapeau français a été remplacé par le drapeau ivoirien mais le pillage économique du pays a continué et continue encore aujourd'hui. Le port, le chemin de fer, l'aéroport, les banques, les principales usines sont entre les mains de groupes capitalistes, essentiellement français, comme Bolloré, et les grands chantiers de construction continuent à enrichir Bouygues et ses semblables.
Deux pays qui ont subi ou subissent encore la dictature de « nos » groupes capitalistes. Deux pays où une partie plus ou moins importante des classes populaires subit une autre dictature, celle de la faim qui menace. Deux pays dont on enfonce la population dans la pauvreté, mais auxquels les grandes puissances qui les pillent offrent généreusement des bulletins de vote.
C'est particulièrement révoltant dans le cas d'Haïti. Pendant que le pays reste en ruines après le tremblement de terre et qu'aucun programme de reconstruction n'a été entamé ; pendant qu'une partie de la population survit dans des campements de fortune et que l'épidémie de choléra sévit, les grandes puissances ont offert à quelques candidats de quoi se payer des affiches géantes collées sur les murs qui restent debout !
Le président dont le nom sortira des urnes sera inévitablement un pantin que les plus grandes puissances pourront manipuler à leur guise. Mais qu'importe ! Elles appellent ça la démocratie !
Comme elles parleront de « retour à la démocratie » en Côte-d'Ivoire, si l'un ou l'autre des deux candidats restés en lice pour le deuxième tour, Gbagbo et Ouattara, peut s'installer au palais présidentiel sans que la proclamation du résultat ne provoque trop de massacres entre les partisans des deux camps, dressés l'un contre l'autre depuis des années par une démagogie ethniste abjecte. Mais les machettes sont déjà sorties et, si la proclamation du résultat provoque un bain de sang, les dirigeants du monde lèveront les bras au ciel et diront que, décidément, ces peuples ne sont pas mûrs pour la démocratie. Les infâmes hypocrites !
Cette démocratie dont se vantent les puissances impérialistes, comme la France, a poussé sur l'esclavage colonial de peuples d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique. Et tant que dure le capitalisme, les pays pauvres n'ont droit, en guise de démocratie, au mieux qu'aux caricatures qui s'installent à Port-au-Prince et à Abidjan.
Haïti a été colonie française pendant deux siècles. Sa population d'origine a été massacrée pour être remplacée par des femmes et des hommes déportés d'Afrique, transformés en esclaves pour cultiver les champs de cannes à sucre. Ce sucre, produit de luxe à l'époque, qui a fait d'Haïti la colonie la plus riche de la France d'alors.
Nombre de grandes familles bourgeoises de France ont bâti leur fortune par le trafic d'êtres humains et par la sueur et le sang d'esclaves travaillant dans les champs de cannes. Cela a duré jusqu'à ce que les esclaves se révoltent et se libèrent eux-mêmes en chassant les troupes françaises de Napoléon Bonaparte.
Ni la bourgeoisie française ni ses comparses des autres nations bourgeoises n'ont jamais pardonné aux esclaves de Haïti d'avoir rompu leurs chaînes. Leur coalition réussit, avec la complicité des dirigeants locaux, à imposer que les anciens esclaves dédommagent les anciens propriétaires. Haïti fut littéralement étranglée. La plus riche colonie devint le pays le plus pauvre de l'hémisphère américain.
La Côte-d'Ivoire, elle, a été colonisée bien plus tard. Mais, pendant le court siècle où elle a subi la domination coloniale de la bourgeoisie française, elle a aussi connu tout ce qui allait avec : le pillage de ses richesses naturelles, le travail forcé pour construire les ports, le chemin de fer, les routes, nécessaires à l'évacuation de ce qui était pillé, la mainmise sur ses principales richesses agricoles, le café et le cacao. Lorsque la bourgeoisie française a commencé à se dégager de ses colonies, elle a confié le pouvoir à Houphouët-Boigny, ancien ministre du gouvernement français, à qui son origine ivoirienne a valu de devenir le dictateur du pays grâce à l'armée française laissée sur place.
Le drapeau français a été remplacé par le drapeau ivoirien mais le pillage économique du pays a continué et continue encore aujourd'hui. Le port, le chemin de fer, l'aéroport, les banques, les principales usines sont entre les mains de groupes capitalistes, essentiellement français, comme Bolloré, et les grands chantiers de construction continuent à enrichir Bouygues et ses semblables.
Deux pays qui ont subi ou subissent encore la dictature de « nos » groupes capitalistes. Deux pays où une partie plus ou moins importante des classes populaires subit une autre dictature, celle de la faim qui menace. Deux pays dont on enfonce la population dans la pauvreté, mais auxquels les grandes puissances qui les pillent offrent généreusement des bulletins de vote.
C'est particulièrement révoltant dans le cas d'Haïti. Pendant que le pays reste en ruines après le tremblement de terre et qu'aucun programme de reconstruction n'a été entamé ; pendant qu'une partie de la population survit dans des campements de fortune et que l'épidémie de choléra sévit, les grandes puissances ont offert à quelques candidats de quoi se payer des affiches géantes collées sur les murs qui restent debout !
Le président dont le nom sortira des urnes sera inévitablement un pantin que les plus grandes puissances pourront manipuler à leur guise. Mais qu'importe ! Elles appellent ça la démocratie !
Comme elles parleront de « retour à la démocratie » en Côte-d'Ivoire, si l'un ou l'autre des deux candidats restés en lice pour le deuxième tour, Gbagbo et Ouattara, peut s'installer au palais présidentiel sans que la proclamation du résultat ne provoque trop de massacres entre les partisans des deux camps, dressés l'un contre l'autre depuis des années par une démagogie ethniste abjecte. Mais les machettes sont déjà sorties et, si la proclamation du résultat provoque un bain de sang, les dirigeants du monde lèveront les bras au ciel et diront que, décidément, ces peuples ne sont pas mûrs pour la démocratie. Les infâmes hypocrites !
Cette démocratie dont se vantent les puissances impérialistes, comme la France, a poussé sur l'esclavage colonial de peuples d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique. Et tant que dure le capitalisme, les pays pauvres n'ont droit, en guise de démocratie, au mieux qu'aux caricatures qui s'installent à Port-au-Prince et à Abidjan.
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