mardi 1 mars 2011

Conseil municipal du 28 février 2011

Voici mon intervention, faite lors du débat sur les "orientations budgétaires".


Le contexte dans lequel s'élabore le budget de la commune n'est guère différent de celui de l'an passé :
Ce contexte est celui de l'augmentation du chômage, et notamment de celui des jeunes.
C'est aussi celui de la hausse du coût de la vie, qui touche toute la population, que ce soit lors des achats alimentaires ou encore lors du paiement des factures de chauffages devenues exorbitantes pour les ménages les plus modestes, suite aux augmentations successives des prix, pratiquées par EDF comme par GDF-SUEZ.

Depuis un peu plus de deux ans, les centaines de milliards distribués aux banques et aux entreprises pour soi-disant les aider à passer la crise ont fait fructifier leurs profits et assécher les caisses de l'état ce qui se traduit par une forte augmentation de la dette publique.

Cette augmentation de la dette publique, le gouvernement la fait payer à la population

Par la réduction des concours financiers de l'état aux collectivités régionales, départementales ou communales, réductions entamées l'an passé et qui s'aggravent cette année.
Mais aussi par des réductions des budgets de la santé, de l'éducation, des transports ou encore du logement, qui touchent toute la population comme en témoignent des exemples locaux :

La santé, c'est aujourd'hui l'augmentation des frais pour les usagers d'un côté, des économies, suppressions de lits ou fermetures d'hôpitaux de l'autre.  

Je renouvelle ici ma pleine solidarité avec les personnels en lutte contre les menaces qui pèsent sur les services de l'hôpital Joffre-Dupuytren, et pour dénoncer votre responsabilité personnelle comme Maire et secrétaire d'état de l'actuel gouvernement dans ces attaques contre les hôpitaux publics.




Dans les écoles de Draveil les effectifs sont en hausse dans les classes. Certaines ont dépassé les 30 élèves cette année, tandis qu'on a du parfois attendre de long mois l'arrivée d'assistants de vie scolaire, dont des milliers de postes ont été supprimés dans le pays.
Au collège Daudet comme au collège Delacroix où je travaille, ce sont au total 4 classes qui seront supprimées à la rentrée prochaine, dont deux classes de 6eme, une dans chaque collège. Et je pourrais détailler les suppressions de postes d'enseignants ou encore de surveillants, suppressions qui mettent en péril la sécurité des enfants dans ces établissements.

Autre dégradation du service public pour les familles et leurs enfants : les menaces de fermetures des centres d'information et d'orientation de Vigneux et de Juvisy, les deux seuls proches de Draveil.

Et parfois ces mesures de casse du service public sont directement destinées à favoriser le privé : il n'y a qu'à voir la façon dont vous vous félicitez, Monsieur le Maire, de, je vous cite, «  la bonne santé des écoles privées de la ville » alors qu'au même moment l'école publique est attaquée.



à propos du personnel municipal...

Dans le document qui nous a été remis, la municipalité se vante de contenir le budget de fonctionnement consacré au personnel. Mais à quel prix ?
Soulignons une nouvelle fois que sur un peu plus de 400 agents, plus de la moitié n'est pas titulaire.
Se préoccuper d'un véritable service public municipal, ça n'est pas d'externaliser toujours plus de services vers le privé.

Par exemple, comment une seule équipe de deux agents peut-elle assurer les réfections urgentes des chaussées après l'hiver ?

Il est aussi plus qu'indispensable d'augmenter les salaires des agents, d'améliorer leurs conditions de travail et d'effectuer les embauches des personnels nécessaires et pas leur remplacement par des caméras ou encore par des centres d'appels automatisés. Certaines améliorations annoncées, comme celle de services en ligne mis à disposition des usagers, devraient permettre d'alléger la charge de travail et donc d'améliorer les conditions de l'accueil en mairie, pas de faire sans cesse des économies au détriment du service public.

Ce futur budget municipal se devrait aussi de garantir l'accès de tous aux installations de piscine :
La municipalité a-t-elle avancé sur ce dossier afin de garantir, au moins pendant la durée des travaux de la piscine municipale, l'accès des élèves (avec si besoin la mise à disposition d'un car municipal) mais aussi l'accès des usagers, et ceci dans les mêmes conditions financières, au centre aquatique en construction ?

Enfin, une autre priorité de la commune devrait être la vie associative, qui passe par la mise à disposition de salles aujourd'hui disparues ou délabrées. Ces réfections ou reconstructions sont à mon sens plus prioritaires que certaines des opérations onéreuses sur des bâtiments religieux.

Alors une municipalité au service des intérêts du plus grand nombre devrait favoriser et défendre les services publics, pas simplement par des phrases mais par des actes.

jeudi 17 février 2011

Cercle Léon Trotsky le 4 mars : « Le prolétariat, seule classe capable de mettre fin au capitalisme »

Le prochain Cercle Léon Trotsky aura pour sujet : « Le prolétariat international, la seule classe capable de mettre fin au capitalisme et à l'exploitation »

Bien des défenseurs du capitalisme se plaisent à affirmer que « la classe ouvrière n'existe plus », que l'on serait entré dans « la société de l'immatériel » ou que « les richesses sont aujourd'hui créées par les services ». En réalité, le prolétariat est aujourd'hui bien plus nombreux et bien plus puissant qu'il l'était au temps où Marx fonda le mouvement communiste. Qu'est-ce que le prolétariat aujourd'hui ? Comment a-t-il évolué ? Pourquoi sommes-nous convaincus qu'il reste la classe porteuse de l'avenir de l'humanité ?

Vendredi 4 mars à 20 heures 30 - Espace Paris-Est Montreuil

128, rue de Paris - Montreuil (Seine-Saint-Denis)

Métro : Robespierre (ligne 9)

Participation aux frais : 3 euros

samedi 12 février 2011

Prochain conseil municipal

le  lundi 28 février 2011
au Café Cultures à 20h

lundi 31 janvier 2011

Les attaques contre l'éducation pleuvent...

La rentrée 2011 s'annonce catastrophique dans les établissements scolaires, soumis aux milliers de suppressions de postes.

Dans les deux collèges de Draveil, Daudet et Delacroix, ce sont 4 classes qui ferment dont deux classes de 6ème, et au moins l'équivalent de 5 postes qui risquent d'être supprimés !

Les responsables départementaux de l'éducation nationale (Inspection Académique d'Evry) ont annoncé des entrées en 6eme en baisse sur les deux collèges... chiffres largement inférieurs à ceux annoncés par les directeurs des écoles du secteur ! Pour quelle raison ? Aucune n'a été annoncée.
Mais en attendant cela permet de réduire encore le nombre d'heures attribuées..

lundi 24 janvier 2011

Le saccage de l'éducation de la jeunesse

Alors que des milliers d’enseignants ont manifesté samedi dernier contre les 16 000 suppressions de postes planifiées pour la rentrée 2011, le décret sur la suspension des allocations familiales pour absentéisme vient d’être publié. Cette mesure crapuleuse vise à supprimer une partie des allocations familiales d’une famille si un des enfants est absentéiste.
Toutes ces mesures sont prises par le ministère de l’Éducation nationale. On devrait plutôt parler du ministère du sabotage de l’éducation des classes populaires.

Les conséquences de ces suppressions de postes se font sentir aussi dans les établissements scolaires de Draveil. Ce sont au moins 2 postes (ou l'équivalent en heures) qui sont menacés rien qu'au collège Delacroix pour la prochaine rentrée, sans compter les postes de surveillants en moins et le manque chronique de personnel chez les agents !

Rappelons aussi que, lors du dernier conseil municipal, le Maire a déclaré être "le plus grand défenseur des services publics" ... sans rire ! Il semble avoir encore oublié qu'il est membre du gouvernement qui décide toutes ces suppressions de postes...

lundi 17 janvier 2011

Ben Ali est parti, son système ne doit pas rester en place

éditorial de nos bulletins d'entreprise du 17 janvier 2011 :

Le départ du dictateur Ben Ali est d’abord une victoire des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, des classes populaires de Tunisie qui se sont mobilisées depuis un mois. Après le geste d’un jeune vendeur qui s’était immolé par le feu pour protester contre les exactions de la police, les manifestations n’ont cessé de s’étendre contre une situation sociale désastreuse faite de chômage et de misère pour la majorité de la population, et contre l’attitude d’un régime ne sachant répondre que par la répression.
Malgré les balles de la police et les nombreux morts et blessés, la détermination des manifestants n’a pas faibli. Le mouvement, parti d’une petite ville, s’est étendu à tout le pays et n’a plus laissé à Ben Ali d’autre alternative que la fuite. Le dictateur réputé inamovible, au pouvoir depuis 23 ans, appuyé sur un énorme appareil policier, bénéficiant du soutien des grandes puissances, et en particulier de la France, a dû s’avouer vaincu. On a vu qu’un mouvement des classes populaires, quand elles se mobilisent et sont décidées à ne plus supporter ce qui est insupportable, peut ainsi faire tout basculer !
Cependant, ce qui se passe depuis le 14 janvier, jour du départ de Ben Ali, montre que tout n’est pas gagné, et de loin. Des groupes armés de partisans de l’ancien dictateur séviraient encore. L’armée se présente comme une protection contre ces groupes mais c’est aussi elle qui contrôle directement les villes, voudrait exercer une grande partie du pouvoir et empêcher la population de régler ses comptes avec les protégés de la dictature qui ont mis le pays à sac depuis des années. Enfin, même cautionné par quelques personnalités de l’opposition, le gouvernement reste entre les mains d’hommes qui, il y a quelques jours encore, étaient les fidèles serviteurs de Ben Ali. Visiblement, si tous ceux-là ont estimé qu’il fallait se débarrasser de ce dictateur devenu trop impopulaire, c’est pour tenter de sauvegarder l’essentiel de leur pouvoir et la domination des classes privilégiées.