lundi 16 janvier 2012

Prochaine commission scolaire

La prochaine commission scolaire aura lieu le jeudi 19 janvier.
N'hésitez pas à me faire parvenir vos questions et demandes !

dimanche 15 janvier 2012

Perte du « triple A » : les travailleurs ne doivent pas accepter de nouvelles mesures d’austérité

(Communiqué de presse)
La dégradation de la note de la France par l’agence Standard and Poor’s n’est pas une surprise. Elle n’est que le reflet d’une réalité : le gouvernement a vidé les caisses de l’Etat pour alimenter celles des banquiers-spéculateurs. Elle montre que, contrairement aux rodomontades des dirigeants politiques du monde capitaliste, la spéculation sur les dettes souveraines ne s’est pas arrêtée, bien au contraire, y compris de la part des banques françaises.
Cette annonce servira aussi de prétexte à de nouvelles mesures d’austérité : le gouvernement tentera de faire payer les conséquences de la crise aux classes populaires. Il faudra que les travailleurs s’organisent pour empêcher ce hold-up.
Nathalie Arthaud

jeudi 12 janvier 2012

Il faut supprimer le quotient familial pour les plus fortunés !

Un communiqué de presse de Nathalie Arthaud :
À peine l’équipe de Hollande a-t-elle évoqué l’idée de supprimer le quotient familial et de le remplacer par un système moins injuste, que Sarkozy et ses seconds couteaux ont commencé à hurler à la mort… et que Hollande s’est empressé de reculer.
Sarkozy, horrifié à l’idée que l’on puisse s’en prendre aux riches familles nombreuses de Neuilly, se pose en défenseur de la famille, parlant de conséquences « dramatiques »… comme si sa politique en matière d’éducation, par exemple, n’avait pas des conséquences autrement plus « dramatiques » pour les familles. Quant à Hollande, dès qu’il émet une idée qui pourrait passer pour un peu radicale et un peu offensive vis-à-vis des plus riches, il se fait tellement peur à lui-même qu’il s’empresse de s’excuser.
Le système du quotient familial, comme toute la politique fiscale de ce pays gouverné pour les riches, offre des avantages scandaleux aux plus fortunés : il fait gagner 2 200 euros par enfant à un ménage gagnant 15 fois le smic… et rien du tout à un ménage non imposable. Supprimer le quotient familial pour les hauts revenus serait la moindre des choses. Reste encore à démontrer que, histoire de faire des économies pour l’État, Hollande n’en profitera pas pour léser cette catégorie de salariés qui, tout en ayant des salaires modestes, échappent à l’impôt sur le revenu, précisément en raison du quotient familial.
Nathalie Arthaud

lundi 2 janvier 2012

L’année nouvelle sera ce que nous en ferons !

Éditorial de Lutte Ouvrière du 02 janvier 2012
Mieux que le baratin présidentiel à la télévision le soir du 31 décembre 2011, ce sont les hausses de prix en cascade, tombées dès le 1er janvier 2012, qui constituent les véritables vœux de Sarkozy. Une grande partie de ces hausses résulte de la décision du gouvernement d’augmenter le taux de TVA de 5,5 % à 7 % pour certains produits et services : transports, abonnements télé, hôtellerie-restauration, certains travaux du bâtiment ; d’une taxe nouvelle sur les sodas, ou du doublement de la taxation sur les contrats de complémentaire santé des mutuelles. S’y ajoutent les augmentations de prix du gaz et de l’électricité qui dépendent également de l’État.
Puis, il y a toutes les autres hausses de prix, celles décidées par les industriels ou par les grandes entreprises de la distribution. Contrairement aux salariés dont les salaires, leur unique revenu, dépendent de leurs employeurs, les capitalistes ont toujours le choix de répercuter les hausses de prix qu’ils subissent sur les consommateurs. Comme en ont la possibilité les propriétaires bailleurs qui ne cessent d’augmenter les loyers depuis plusieurs années.
Le seul impôt qui n’augmente pas en ce 1er janvier, c’est l’impôt sur la fortune.
Ces augmentations de prix ne résultent pas de mécanismes économiques abstraits. Elles sont toutes l’expression de la guerre menée par la classe capitaliste, directement ou par l’intermédiaire de l’État, pour restreindre sans cesse la part des salariés, des chômeurs, des retraités dans le revenu national.
Incapable de surmonter la crise de sa propre économie, la préoccupation de la classe possédante est de récupérer au détriment des classes exploitées de quoi continuer à s’enrichir.
Voilà ce qui a marqué l’année 2011. Voilà ce qui nous attend en 2012, du moins tant que les décisions et les initiatives sont monopolisées par la classe possédante et les responsables politiques qui la représentent.
Ces derniers essaient de nous passionner avec les élections de 2012. La présidentielle qui vient a en effet le pouvoir de décider qui de Sarkozy ou de Hollande va occuper le palais de l’Élysée. Mais elle n’affecte en rien les rapports de classe entre les possédants, le grand patronat et les banquiers, d’un côté, et la masse des exploités, de l’autre. Or, ce sont ces rapports-là qui comptent, pas la petite personne de celui qui occupe la présidence.
Alors, si nous voulons que l’année 2012 ne soit pas celle que les puissances d’argent nous préparent, il faudra nous en mêler.

mardi 20 décembre 2011

Contre la limitation du droit de grève

Face à la grève des agents de sûreté des aéroports qui s’étend, les ministres et députés de droite brandissent la menace d’imposer un « service minimum », c’est-à-dire s’attaquer au droit de grève.
Le même gouvernement qui supprime chaque année des milliers de postes d’enseignants, d’infirmières, de cheminots, sans s’occuper des conséquences de cette démolition des services publics pour les usagers, prétend agir là en défenseur de ces derniers. Lamentable tentative de manipulation de l’opinion publique qui ne décourage pas les grévistes.
Face aux provocations du gouvernement, les agents de sûreté donnent la réponse qui s’impose : continuer et étendre la grève. Ils doivent avoir la solidarité de tous les salariés !

Nathalie Arthaud

lundi 19 décembre 2011

Soutien à la grève des agents de sûreté dans les aéroports !

Au nom de Lutte Ouvrière, je tiens à apporter tout mon soutien aux agents de sûreté qui se sont mis en grève la semaine dernière dans plusieurs aéroports. Malgré les pressions de leurs directions et la forte présence policière, notamment à Roissy, ils continuent la grève pour protester contre les bas salaires et les conditions de travail déplorables : horaires impossibles, travail parfois sept jours sur sept, temps partiels imposés, absence de salles de repos ou de cantine… Ils réclament 200 euros d’augmentation, et ils ont mille fois raison.
Les perturbations que cette grève a entraînées montrent, une fois de plus, que sans les travailleurs, rien ne fonctionne. Les patrons des sociétés de sécurité et des compagnies aériennes l’apprennent à leurs dépens, et ce n’est qu’un juste retour des choses.
Les agents de sûreté se battent pour une augmentation de salaire qui est une revendication commune à tous les salariés. Ils doivent avoir la solidarité de tous.

Communiqué de presse de Nathalie Arthaud, lundi 19 décembre.