mardi 11 septembre 2012

À la sauce Hollande comme à la sauce Sarkozy, l’austérité est toujours l’austérité

(Éditorial de Lutte Ouvrière du 10/09)
Hollande a eu beau jongler avec les mots, c’est bel et bien une politique d’austérité qu’il a présentée dimanche soir. Qu’il ait emballé la cure budgétaire de 30 milliards dans un discours de gauche, en répétant que des efforts seront demandés aussi aux plus riches, ne change rien au fait qu’il va taper sur toute la population pour faire plaisir aux marchés financiers.
Quant au patronat, il n’a pas de quoi être affolé. Au contraire. Il voulait une « réforme du marché du travail » pour faciliter les licenciements et améliorer la compétitivité, il l’aura ! Il voulait baisser le coût du travail, Hollande s’y colle avec une réforme du financement de la protection sociale. Exit la TVA « sociale » de Sarkozy, voici la CSG « sociale » de Hollande ! Les mots changent mais la politique menée va dans le même sens que celle de Sarkozy...
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dimanche 9 septembre 2012

Lutte Ouvrière à la fête de l'Humanité


Vendredi 14, samedi 15 et dimanche 16 septembre, Lutte Ouvrière aura un stand à la Fête de L'Humanité. Le stand sera situé avenue Pablo-Picasso, comme l'année passée, juste à côté du point de rencontre numéro 13.
Dans le stand Lutte Ouvrière, vous trouverez...
- Des débats : vendredi à 19 h, samedi à 16 h et à 20 h, et dimanche à 14 h,
- Un espace librairie avec des ouvrages sur le mouvement ouvrier et les publications de Lutte Ouvrière.

Je donne rendez-vous au stand de LO un peu avant 14 h, à ceux qui seront présents le dimanche.

jeudi 6 septembre 2012

Le Front de gauche et le traité européen : une diversion


Le Front de gauche de Mélenchon et le Parti communiste français, qui en est la principale force militante, font de la campagne pour un référendum sur le traité budgétaire européen l'axe principal de leur rentrée politique. Ils ont d'ores et déjà programmé une manifestation sur ce sujet pour le 30 septembre. Dans nombre de réunions de rentrée des organisations de la CGT, cette manifestation est discutée, en concurrence ou non avec celle de la confédération prévue le 9 octobre sur l'emploi.
Le traité européen, signé par Sarkozy et Merkel au début de l'année et proposé désormais à la ratification des Parlements des différents pays, contient en effet l'obligation de mener des politiques d'austérité. Mais ce n'est qu'une confirmation, à l'échelle européenne, de ce qui est en route depuis longtemps. Les différents gouvernements n'ont pas attendu la signature de ce nouveau document pour s'en prendre violemment aux populations, de l'Irlande à la Grèce et du Portugal à la France.
L'austérité « promise » par le futur traité budgétaire européen existe déjà et a conduit les travailleurs grecs à la misère, a réduit les travailleurs espagnols, portugais, italiens à la portion congrue, s'est traduite par des coupes dans les budgets sociaux et les services publics de tous les pays du continent. Cette austérité, cette politique continûment appliquée par tous les gouvernements dans tous les pays, ne dépend pas des papiers que signent ou ne signent pas les politiciens européens, pas plus que des votes des électeurs des différents pays.
Rappelons qu'en 2005 le traité constitutionnel européen, réputé « graver l'austérité dans le marbre » fut rejeté par les électeurs en France lors d'un référendum et dans d'autres pays. L'austérité n'en a pas moins continué. Elle s'est même amplifiée suite à la crise financière de 2008.
Alors plutôt que d'aller demander un hypothétique référendum dont le résultat tout aussi hypothétique serait bien incapable de faire reculer le gouvernement et le patronat, l'urgent est d'agir aujourd'hui pour organiser la riposte ouvrière.
En cette rentrée, l'attaque patronale prend la forme d'une vague de licenciements dans les grandes entreprises. Le gouvernement Ayrault, comme on pouvait s'y attendre et malgré les déclarations de campagne de certains de ses membres, laisse les mains entièrement libres au grand patronat et continue d'appliquer la politique d'austérité déjà engagée sous Sarkozy. C'est à cela qu'il faut répondre et c'est sur ce terrain que tous les militants attachés à la défense des travailleurs devraient se mobiliser face à ce gouvernement dit de gauche, comme auparavant face à un gouvernement de droite.
Dans ce contexte, cette campagne pour un référendum n'est pas seulement inutile, c'est une diversion. De la part d'un Mélenchon ce n'est pas un hasard : engager la bataille contre des moulins à vent est une manière de jouer les grands combattants sans menacer personne.
(Article de Lutte Ouvrière du 07/09)

jeudi 30 août 2012

Samedi 1er septembre, manifestation pour la régularisation des sans-papiers

Samedi 1er septembre, comme tous les ans, une manifestation à l'occasion du 16e anniversaire de l'évacuation par la police de l'église Saint-Bernard le 23 août 1996 est prévue à Paris à 14 h 30 de la place République à l'église Saint-Bernard.
Sarkozy n'a pas été réélu mais la politique anti-immigrés demeure. On voit Valls le nouveau ministre de l'Intérieur à l'œuvre avec ses expulsions brutales de Roms. Dans sa campagne électorale, François Hollande n'avait rien promis aux étrangers sans papiers : pas de régularisation massive, uniquement au cas par cas sous conditions strictes, maintien des centres de rétention et poursuite des expulsions !
Aussi la lutte doit donc se poursuivre pour la régularisation de tous les sans-papiers.
Lutte Ouvrière appelle à participer à cette manifestation.

mercredi 29 août 2012

Leur rentrée et la nôtre

Un éditorial de Lutte Ouvrière :
Ce serait, nous dit-on, la rentrée politique. En guise de rentrée, on assiste à un désolant échange de petites phrases entre politiciens. Mais qui peut s’intéresser sérieusement, dans les milieux populaires, au duel à droite entre Copé et Fillon pour l’accession à la tête de l’UMP ? Qui se soucie de connaître le nom de celui qui succédera à Martine Aubry à la tête du PS ?
Une de ces petites phrases mérite cependant qu’on s’y arrête, celle de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, qui, après Hortefeux et Guéant, revendique le titre de premier “flic de France”. Ce titre, il le mérite largement. Il l’a encore prouvé ce week-end en faisant expulser un nouveau camp de Roms dans l’Essonne ; sans même respecter la procédure légale, pourtant peu contraignante. Pour justifier sa décision, il ose prétendre qu’il fait cela parce qu’il trouve indécent que des hommes, des femmes et des enfants vivent dans des conditions épouvantables dans des bidonvilles. Mais les jeter à la rue, dans l’errance et le dénuement, est-ce plus tolérable ?
Mais il y a des questions qui sont presque absentes des préoccupations de ces politiciens. Celles qui concernent le monde du travail : d’une part, l’emploi, plus précisément le risque de le perdre – et, pour 80 000 à 100 000 d’entre eux, ceux de PSA, de Doux, de SFR ou de Carrefour, ce n’est pas qu’une hypothèse –, mais aussi la dégradation du pouvoir d’achat, car ni les salaires, ni les retraites, ni les indemnités diverses ne suivent les augmentations de prix, aussi bien des produits saisonniers que des produits industriels et les tarifs des services...    (pour lire la suite cliquer sur "plus d'info")

jeudi 9 août 2012

Les employés du KFC de Montgeron en grève !

Depuis 13 jours la totalité des employés du restaurant "KFC" de Montgeron est en grève. Ils exigent à juste titre, des garanties concernant leurs conditions de travail suite à l'annonce qu'un "franchisé" allait reprendre leur restaurant.
Ils vont en quelque sorte être "externalisés", mais quel sera leur avenir avec ce nouvel employeur ? Dans ce genre d'opération, dès qu'un changement important a lieu, il y a de quoi se méfier !
A ce jour la direction de KFC refuse de leur donner des garanties et leur demande de reprendre le travail sans véritable contrepartie. Elle mise sur l'épuisement des grévistes financièrement (pour certains, le contrat KFC de 15 ou 20 heures/semaine est le seul travail...),  mais a aussi débauché avec bien des difficultés et à grand frais quelques personnes (jusqu'à un "chef" qui viendrait du KFC de... Clermont-Ferrand) pour faire "tourner" le restaurant, montrant en cela tout son mépris pour le droit de grève !
Quelque soit l'issue de ce premier bras de fer, les employés ont montré leur unité et leur détermination face à une direction bien arrogante . C'est déjà un premier point qui compte pour l'avenir.