lundi 27 janvier 2014
Défense du droit à l’IVG
lundi 20 janvier 2014
Des listes Lutte Ouvrière, pourquoi et avec quel programme ?
Des
listes « Lutte Ouvrière » pour « faire entendre le
camp des travailleurs »
Nous
allons présenter des listes aux élections municipales, dans un
maximum de villes en France. Il y aura autour de 200 listes Lutte
Ouvrière, dont celles de Vigneux et Draveil.
Ces
listes s'appelleront « Lutte Ouvrière faire entendre le camp
des travailleurs ». Parce que nous nous revendiquons clairement
de la classe ouvrière et du communisme. Et que nous militons pour
que les travailleurs prennent conscience de leurs intérêts
collectifs.
Ceci
est à l'opposé des partis qui prétendent défendre « l'intérêt
du pays », qui nous parlent de «l'intérêt des français »
ou plus ridicule de celui des « Vigneusiens » ou
des « Draveillois ».
Pour
donner un petit florilège des autres listes, citons celles de
Draveil aux titres particulièrement inventifs, jugez vous même... à
Draveil il y a la liste « 100% Draveil », la liste
« Draveil s'éveille », celle de « réussir
Draveil », sans compter la dernière annoncée qui se nomme,
sans rire, « Draveil tout simplement »...
Programme
local ou national ?
Toutes
ces listes vont avancer des propositions. Réfections des écoles,
logement, pistes cyclables et autres travaux d'embellissement des
centres-villes. Mais en réalité les possibilités sont minces.
Construire des logements cela veut souvent dire livrer la ville aux
promoteurs. Et s'il faut refaire les écoles et avoir un bon service
public, comment faire ? S'endetter ? C'est à dire être à
la merci des banques ? Cela reviendra à étrangler un peu plus
la population sous les impôts locaux, et au final à une dégradation
des services publics. Compter sur les subventions de l'état ?
De la région ? Du département ? La réalité c'est que
les dotations sont en baisse, et les objectifs du gouvernement
n'annoncent pas d'amélioration bien au contraire. Les collectivités
locales, et particulièrement les municipalités et agglomérations
sont dans le collimateur afin de faire réaliser des économies à
l'état... pour servir la soupe aux patrons.
C'est
pourquoi prétendre que cette campagne municipale serait une campagne
locale, c'est peut-être naïf pour certains, mais de la part des
appareils politiques c'est démagogique et mensonger.
Bien
sûr, nous pourrions développer bien des exemples et idées pour
améliorer la vie locale. Il suffit pour cela de questionner les
candidats et sympathisants de notre liste : ils travaillent dans les
hôpitaux, sont employés municipaux ou sur des chantiers, sont
facteurs, ingénieurs, retraités, enseignants, employés, juristes,
ouvriers, secrétaires, étudiants... ils prennent les transports en commun, vont
chercher leurs enfants à l'école ou encore sont des usagers des
hôpitaux... à nous tous, ce programme il est facile à faire !
Mais
ce qui fera la différence avec les autres listes c'est que nous ne
prétendrons pas pourvoir régler les problèmes qui se posent
localement sans défendre un programme au niveau du pays. Car les
principaux problèmes des travailleurs, et avant tout les
licenciements et le chômage, ne peuvent se régler à l'échelon
d'une municipalité.
Choisir
de voter uniquement en fonction de la capacité réelle ou supposée
à gérer la municipalité, ou à plus forte raison en fonction de la
personnalité de la tête de liste, c'est passer à côté d'une
occasion d'exprimer les exigences du monde du travail.
Un
programme pour les luttes
C'est
pourquoi nous défendrons dans ces élections des objectifs pour les
luttes, les explosions de colère qui ne manqueront pas d'arriver.
Des objectifs face au chômage et à la baisse brutale du pouvoir
d'achat :
Face
aux patrons qui jettent des travailleurs à la rue par milliers il
faut imposer l'interdiction des licenciements collectifs et la
répartition du travail entre tous, sans diminution de salaire.
Face
aux hausses des prix des loyers, de l'énergie, de l'alimentation, il
faudra imposer l'indexation des salaires, pensions et allocations sur
les prix.
Et
pour vérifier que tout cela est possible, à condition de s'en
prendre aux profits des actionnaires et aux fortunes personnelles des
grands bourgeois, il faudra imposer l'ouverture des comptabilités
des entreprises, la suppression des secrets bancaires et commerciaux.
Alors,
face à la montée de l'extrême-droite et face à une droite
arrogante, il faut qu'une opposition à ce gouvernement s'exprime,
dans le camp des travailleurs, et il n'y pas de raison de se priver
de le faire lors des prochaines élections municipales.
mercredi 15 janvier 2014
Hollande : un nouveau pacte contre les travailleurs (Communiqué de presse)
Le « pacte de
responsabilité » que le gouvernement et le patronat appellent de leurs
vœux n’est qu’un pacte contre les travailleurs. La principale mesure en
sera une baisse des cotisations patronales, à hauteur de 35 milliards,
soit l’équivalent des cotisations familiales.
Tout ce que le gouvernement épargnera au patronat, il le fera payer aux travailleurs d’une façon ou d’une autre. Les classes populaires paieront même la baisse des dépenses publiques. Car pour tout ce que les services publics n’assureront plus, il faudra en passer par des entreprises privées. Pour les travailleurs, il ne s’agira pas d’économies mais de dépenses supplémentaires.
Tous ces sacrifices sont demandés au prétexte de réduire le chômage. Un million d’emplois, dit même le patronat. Mais de qui se moquent le patronat et le gouvernement ? Ils ont été incapables de faire reculer le chômage, qui a même augmenté de 500 000 chômeurs depuis que Hollande est au pouvoir. Et ils veulent nous faire croire qu’ils vont créer un million d’emplois ?! Quand il a créé le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), le gouvernement ne parlait-il pas déjà de contreparties en termes d’emplois ? Le patronat empoche ce cadeau, mais ne crée pas d’emplois ! Et un « observatoire des contreparties » n’y changera rien.
Sans mesures contraignantes, sans qu’on interdise les licenciements, sans qu’on impose des embauches partout où la charge de travail s’est alourdie, le chômage ne reculera pas. Et il ne faut pas attendre cela du gouvernement, mais des luttes des travailleurs.
Tout ce que le gouvernement épargnera au patronat, il le fera payer aux travailleurs d’une façon ou d’une autre. Les classes populaires paieront même la baisse des dépenses publiques. Car pour tout ce que les services publics n’assureront plus, il faudra en passer par des entreprises privées. Pour les travailleurs, il ne s’agira pas d’économies mais de dépenses supplémentaires.
Tous ces sacrifices sont demandés au prétexte de réduire le chômage. Un million d’emplois, dit même le patronat. Mais de qui se moquent le patronat et le gouvernement ? Ils ont été incapables de faire reculer le chômage, qui a même augmenté de 500 000 chômeurs depuis que Hollande est au pouvoir. Et ils veulent nous faire croire qu’ils vont créer un million d’emplois ?! Quand il a créé le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), le gouvernement ne parlait-il pas déjà de contreparties en termes d’emplois ? Le patronat empoche ce cadeau, mais ne crée pas d’emplois ! Et un « observatoire des contreparties » n’y changera rien.
Sans mesures contraignantes, sans qu’on interdise les licenciements, sans qu’on impose des embauches partout où la charge de travail s’est alourdie, le chômage ne reculera pas. Et il ne faut pas attendre cela du gouvernement, mais des luttes des travailleurs.
Nathalie Arthaud
Libellés :
communiqués de presse
lundi 13 janvier 2014
Dieudonné, Valls, Hollande : leur faire ravaler leurs boniments (éditorial de LO du 13/01)
Quand on déclare,
comme Dieudonné, qu’il est « dommage » qu’un journaliste juif ne soit
pas mort dans les chambres à gaz, on est antisémite. Quand, sous couvert
d’impertinence, on remue jusqu’à l’obsession les vieux clichés contre
les juifs, clichés qui firent les belles heures de l’extrême droite des
années 1930, du régime de Vichy et des nazis, on est antisémite.
Dieudonné n’est pas qu’un provocateur, il véhicule une vision raciste de la société. Et le racisme anti-juif ne vaut pas mieux que le racisme anti-noir, anti-arabe ou anti-musulman.
Tous les racismes se ressemblent et s’assemblent. Il n’y a donc pas à s’étonner de la proximité de Dieudonné avec le Front national. Que Dieudonné ait choisi Le Pen pour parrain de sa fille, qu’il ait mis son théâtre à la disposition du FN et qu’il aime fréquenter certains de ses cadres est dans l’ordre des choses.
Les travailleurs ne doivent pas laisser pénétrer dans leurs rangs le poison raciste. De l’Allemagne nazie à l’Afrique du sud de l’apartheid en passant par les États-Unis ségrégationnistes, et par le continent africain où le racisme se décline avec l’ethnisme, les préjugés xénophobes se sont toujours retournés contre les travailleurs, contre les exploités, contre les plus pauvres, quand les véritables responsables de la misère et de l’oppression prospéraient.
À comparer avec Dieudonné, Valls, dans son habit de ministre de l’Intérieur, fait plus respectable. Mais qui a dit qu’il manquait « des Blancs, des blancos, des white » dans la ville d’Évry ? Valls ! Et quand il déclare, droit dans ses bottes, que les Roms ne peuvent pas s’intégrer, il fouille, lui aussi, dans les poubelles du Front national. Parce que faire croire que la présence de 17 000 Roms est un problème insoluble pour un pays de 65 millions d’habitants est abject ! Cela n’a d’ailleurs pas ému grand monde dans la direction du Parti socialiste.
De Dieudonné jusqu’à Valls en passant par le FN et l’UMP, chacun participe du climat nauséabond. Dieudonné, en bouffon sinistre, Valls en cultivant des préjugés lourds de conséquences du haut de son ministère. Les travailleurs ne doivent ni rire avec le premier, ni soutenir le second.
En en faisant l’homme à abattre, Valls a remis Dieudonné sur le devant de la scène. La Société M’Bala aura des problèmes financiers, et encore… Car pour quelqu’un qui se dit « antisystème », Monsieur a le sens des affaires ! En matière de prête-nom, de montage financier et d’évasion fiscale, il a l’air de s’y connaître aussi bien qu’un Woerth ou un Cahuzac.
Mais sur le fond, Valls a servi de faire-valoir à Dieudonné… et inversement. Grâce à Dieudonné, le premier flic de France a pu faire son numéro d’homme à poigne. Même si l’interdiction du spectacle incriminé sera inefficace du point de vue de la lutte antiraciste, c’est un coup politique réussi pour sa carrière de ministre. (pour lire la suite cliquer sur Plus d'info)
Dieudonné n’est pas qu’un provocateur, il véhicule une vision raciste de la société. Et le racisme anti-juif ne vaut pas mieux que le racisme anti-noir, anti-arabe ou anti-musulman.
Tous les racismes se ressemblent et s’assemblent. Il n’y a donc pas à s’étonner de la proximité de Dieudonné avec le Front national. Que Dieudonné ait choisi Le Pen pour parrain de sa fille, qu’il ait mis son théâtre à la disposition du FN et qu’il aime fréquenter certains de ses cadres est dans l’ordre des choses.
Les travailleurs ne doivent pas laisser pénétrer dans leurs rangs le poison raciste. De l’Allemagne nazie à l’Afrique du sud de l’apartheid en passant par les États-Unis ségrégationnistes, et par le continent africain où le racisme se décline avec l’ethnisme, les préjugés xénophobes se sont toujours retournés contre les travailleurs, contre les exploités, contre les plus pauvres, quand les véritables responsables de la misère et de l’oppression prospéraient.
À comparer avec Dieudonné, Valls, dans son habit de ministre de l’Intérieur, fait plus respectable. Mais qui a dit qu’il manquait « des Blancs, des blancos, des white » dans la ville d’Évry ? Valls ! Et quand il déclare, droit dans ses bottes, que les Roms ne peuvent pas s’intégrer, il fouille, lui aussi, dans les poubelles du Front national. Parce que faire croire que la présence de 17 000 Roms est un problème insoluble pour un pays de 65 millions d’habitants est abject ! Cela n’a d’ailleurs pas ému grand monde dans la direction du Parti socialiste.
De Dieudonné jusqu’à Valls en passant par le FN et l’UMP, chacun participe du climat nauséabond. Dieudonné, en bouffon sinistre, Valls en cultivant des préjugés lourds de conséquences du haut de son ministère. Les travailleurs ne doivent ni rire avec le premier, ni soutenir le second.
En en faisant l’homme à abattre, Valls a remis Dieudonné sur le devant de la scène. La Société M’Bala aura des problèmes financiers, et encore… Car pour quelqu’un qui se dit « antisystème », Monsieur a le sens des affaires ! En matière de prête-nom, de montage financier et d’évasion fiscale, il a l’air de s’y connaître aussi bien qu’un Woerth ou un Cahuzac.
Mais sur le fond, Valls a servi de faire-valoir à Dieudonné… et inversement. Grâce à Dieudonné, le premier flic de France a pu faire son numéro d’homme à poigne. Même si l’interdiction du spectacle incriminé sera inefficace du point de vue de la lutte antiraciste, c’est un coup politique réussi pour sa carrière de ministre. (pour lire la suite cliquer sur Plus d'info)
Libellés :
édito de LO
mercredi 8 janvier 2014
Les militants de Lutte Ouvrière à votre recontre
Nous serons samedi matin 11 janvier au quartier des Bergeries. Rendez-vous entre 10h et 12h au petit centre commercial, près de la boulangerie.
Une occasion de poursuivre notre campagne pour la constitution de listes Lutte Ouvrière à Draveil et à Vigneux, pour faire entendre le camp des travailleurs !
Une occasion de poursuivre notre campagne pour la constitution de listes Lutte Ouvrière à Draveil et à Vigneux, pour faire entendre le camp des travailleurs !
Libellés :
Actualité de LO
vendredi 3 janvier 2014
2014, Hollande gardera comme cap de servir le patronat
Dans ses vœux, Hollande s’est livré
à un exercice convenu d’autosatisfaction. Le seul bilan qu’il
revendique, ce sont les interventions guerrières au Mali et en
Centrafrique, où l’armée française vise à perpétuer la
Françafrique !
Pour lanterner les travailleurs, il a,
depuis un an, agité la promesse « d’inverser la courbe du
chômage ». Il parle désormais de « pacte de
responsabilité » pour les entreprises : leurs cotisations
seront encore réduites, sans que cela ne les engage à rien.
Hollande continuera de tout faire pour contenter le patronat en
priant qu’il finisse par embaucher. Et les classes populaires
paieront ces cadeaux au prix fort, à commencer par la hausse de la
TVA, à partir du 1er janvier.
Sauf à se mettre en travers des
intérêts du grand patronat et à lui interdire de licencier, on
n’arrêtera pas l’hémorragie du chômage. Mais Hollande et
Ayrault ne le feront pas : les vingt derniers mois ont montré
qu’ils ne s’en prendront pas aux intérêts des capitalistes.
Patienter, espérer une hypothétique
reprise, voilà tout ce qu’offre Hollande aux travailleurs, aux
chômeurs, aux jeunes, alors qu’il y a urgence, alors qu’à cause
du chômage des millions de travailleurs sont menacés dans leur
existence même. Cette situation ne peut pas durer. L’urgence pour
les travailleurs est d’imposer l’interdiction des licenciements
et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire. Et
cela ne dépend que d’eux.
Nathalie Arthaud (Communiqué de presse)
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