vendredi 14 novembre 2014

Une interdiction qui a valeur d’aveu

Deux semaines après la mort du jeune Rémi Fraisse, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, vient de décider l’interdiction grenades offensives « dans les opérations de maintien de l’ordre ». Les modalités d’emploi des grenades lacrymogènes à effet de souffle ont en outre été révisées.
Les enregistrements révélés par la presse montrent que les gendarmes, et le ministre ont, contrairement à leurs dires, su de suite que leur tir avait été mortel. Un geste en forme d’aveu destiné à désamorcer le sentiment de colère de ceux qui sont indignés par cet assassinat.

mercredi 12 novembre 2014

Clemenceau, briseur de grèves

Un article de LO à propos du 11 novembre 1914 et de Clemenceau, où il est rappelé son rôle dans la répression des grèves de 1906 de Draveil et Vigneux.

Valls avait déjà déclaré son admiration pour Georges Clemenceau, une pièce de théâtre le met à l'honneur dans un face à face avec Jaurès, et le 11 novembre, au cours du défilé sur les Champs Élysées, Hollande est allé déposer une gerbe au pied de sa statue.
Clemenceau est ainsi devenu une référence pour les dirigeants socialistes actuels. Alors qu'ils célèbrent la fin de la Première Guerre mondiale, ils le présentent comme un artisan de la paix. On se demande pourquoi, car Clemenceau fut avant tout partisan de mener la guerre jusqu'au bout. Mais surtout, ils passent tous sous silence que le « premier flic de France », ainsi qu'il se dénommait, fut l'artisan de répressions féroces contre le mouvement ouvrier.
En 1906, après la catastrophe de la mine de Courrières, des grèves de mineurs ont secoué le Nord et le Pas-de-Calais. Pour tenter de les briser, Clemenceau, alors ministre de l'Intérieur, envoya la troupe. En 1907, alors qu'il était depuis plusieurs mois président du Conseil, eut lieu la révolte des vignerons dans le midi de la France. Cinq manifestants furent tués, et si le bilan ne fut pas plus lourd, c'est parce que le 17e régiment d'infanterie décida de mettre « la crosse en l'air » en se rangeant du côté des vignerons insurgés.
(Photographie montrant des "dragons" montant la garde à Draveil en 1908)
En mai-juin 1908, les travailleurs du bâtiment et des carrières de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges se mirent en grève. La troupe réprima une manifestation en tirant sur les ouvriers, tuant deux d'entre eux. Il y eut deux morts aussi à Vigneux, où les gendarmes tirèrent à bout portant dans la salle où se tenait une réunion. Plusieurs dirigeants de la CGT furent arrêtés, ainsi que de nombreux grévistes.
Enfin, après la guerre, en 1919, alors qu'un mouvement de grèves quasi insurrectionnelles se développait et aurait pu menacer le pouvoir de la bourgeoisie française, Clemenceau se fit le soutien de cette dernière en poursuivant sa politique de « briseur de grèves ».
Voilà quelques traits du triste personnage que célèbrent aujourd'hui Valls et Hollande.

Pour plus d'information voici le lien vers l'article de wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_de_Draveil-Villeneuve-Saint-Georges

lundi 10 novembre 2014

Prochain Cercle Léon Trotsky

Il aura pour sujet :
Moyen-Orient,
la barbarie des djihadistes et celle de l’impérialisme
 
vendredi 14 novembre 2014 - 20h30Théâtre de la Mutualité
24, rue Saint-Victor Paris 5e
Métro : Maubert-Mutualité - ligne 10            Participation aux frais : 3 euros

dimanche 9 novembre 2014

Belgique : mobilisation du monde du travail

Plus d’une centaine de milliers de travailleurs belges ont manifesté jeudi 6 novembre contre l’austérité annoncée par le nouveau gouvernement belge.
Pour satisfaire les appétits des exploiteurs, le nouveau Premier ministre Charles Michel veut reculer de 2 ans l’âge de la retraite pour le porter à 67 ans, et arrêter d’indexer les salaires et pensions sur l’inflation.
La manifestation d’hier était une première réponse massive et forte à ces attaques en règle, qui sont à l’image de celles que nous subissons ici. Elle constitue un puissant encouragement pour une suite, forcément nécessaire. Mais aussi un exemple à suivre pour les travailleurs en France.

lundi 3 novembre 2014

Prochaine activité publique sur Draveil et Vigneux

Nous serons présents samedi matin 8 novembre, entre 10h30 et 12h30, devant la poste de Draveil et devant des supermarchés des deux communes.
Voilà une occasion de discuter du bilan de deux ans et demi de gouvernement "socialiste", et des luttes à préparer !

Deux ans et demi de bons services rendus au patronat

Cela fait deux ans et demi que Hollande est au pouvoir. Deux ans et demi pendant lesquels le grand patronat a continué de faire payer la crise aux travailleurs à coups de fermetures d’usines, de restructurations et de licenciements. Au nom de la compétitivité, les jours de congés ont été rognés, le travail a été intensifié, les salaires ont été bloqués ou baissés. Et deux ans et demi pendant lesquels le gouvernement a justifié, secondé et aggravé l’offensive patronale.
Réforme des retraites, augmentation des impôts, loi sur la flexibilité, coupes dans les services publics, le gouvernement a accumulé les réformes anti-ouvrières et multiplié les cadeaux au patronat.
Le budget 2015 est le résumé de cette politique pro patronale. Pour atteindre les 50 milliards de coupes budgétaires, combien de lits et de services seront encore fermés dans les hôpitaux ? Combien d’écoles ne pourront être restaurées, combien de prestations sociales amputées ? Et tout cela pourquoi ? Pour que le gouvernement fasse 41 milliards de cadeaux au patronat.
Car il s’agit bien de cadeaux. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi est en place depuis janvier 2013. Il n’a eu aucun effet, ni sur les emplois, ni sur l’investissement. Aujourd’hui, le gouvernement fait mine de hausser le ton : « Maintenant, il faut que le patronat tienne ses promesses », dit-il. Quel cinéma ! Si le gouvernement n’a mis aucune condition et aucune obligation sur l’utilisation de ces 41 milliards d’aides, c’est qu’il veut les laisser à la libre disposition du patronat.
Comme les enfants gâtés, les représentants patronaux en demandent toujours plus. Après avoir obtenu du gouvernement le report de la mise en place du « compte pénibilité » pour les retraites, le patronat demande sa suppression pure et simple : « trop compliqué », dit-il ! Alors que 80 % des contrats de travail signés sont déjà des CDD, le patronat demande la suppression du CDI ! Pourquoi se priverait-il quand ses désirs sont des ordres pour le gouvernement ?
Pendant ces deux ans et demi, le gouvernement n’a pas seulement épousé la politique du patronat, il en a épousé les discours et les mots. Il est désormais de bon ton dans la gauche gouvernementale de dénoncer le « carcan » du code du travail, le « verrou » des 35 heures ou encore le « tabou » des allocations chômage.
Valls comme le patronat veulent faire passer les travailleurs qui défendent leurs droits pour des passéistes. À les entendre, la modernité, ce serait de banaliser le travail du dimanche, de supprimer des droits syndicaux, de revenir sur le CDI et de travailler jusqu’à 67 ou 70 ans, autrement dit… de revenir au 19ème siècle !
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