dimanche 15 mars 2015

L’UMP fait les poubelles du FN (à Juvisy et ailleurs...)

Une élue UMP de Juvisy a écrit sur son compte Facebook que Christiane Taubira devrait « repartir à Cayenne où il y avait le bagne ». Parce qu’elle est femme, noire et guyanaise, la ministre de la Justice est régulièrement la cible d’attaques racistes de la part de la droite et de l’extrême droite. Quelques responsables de l’UMP se sont timidement démarqués de ces propos imbéciles. Mais Sarkozy, lui, a félicité un autre cadre UMP qui venait de déclarer : « Taubira est un tract ambulant pour le FN  ».
Peu de choses séparent donc cette droite dite républicaine du FN, sauf la concurrence pour les sièges

Combien pour vivre décemment ? (Un article de LO)

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, l’Orpes, organisme dépendant du ministère des Affaires sociales et de la Santé, a chiffré le revenu minimum permettant de vivre décemment dans une ville moyenne comme Tours ou Dijon. D’autres villes ou régions nécessiteraient des correctifs, souvent fortement à la hausse.
Pour une personne vivant seule, ce revenu minimum serait de 1 424 euros si elle vit en HLM, 1 571 euros dans le parc privé. Pour un couple avec deux enfants, il serait de 3 284 euros en HLM, 3 515 euros dans le privé.
Ces chiffres, élaborés par un organisme officiel, donnent une idée de ce que devraient être les salaires et les retraites. 
Quant au montant du smic, 1 136 euros net pour un temps complet, on voit ce qu’il est : indécent.

La Santé malade de l’austérité

Les médecins, dentistes, infirmiers et autres urgentistes ont à manifesté dimanche contre la loi Touraine sur la santé. Si la ministre a surtout mis en avant la généralisation du tiers payant – une mesure utile qui permettra aux patients de consulter sans avancer les frais – cette loi aux multiples articles est d’abord une façon de faire des économies sur la santé. Cette usine à gaz se traduira en fait par des difficultés accrues pour accéder à des soins et des remboursements plus faibles pour les malades.
Les professionnels libéraux de la santé se mobilisent pour défendre leurs intérêts particuliers mais c’est toute la population qui doit se mobiliser pour refuser les sacrifices dans la santé.

mardi 10 mars 2015

En grève pour les salaires et des conditions de travail acceptables ! Athis-Car (groupe Kéolis), Athis-Mons.

Depuis le 01 mars les conducteurs de la société Athis-car ont décidé d'un mouvement de grève illimité pour protester contre leurs conditions de travail et pour des augmentations de salaires.
Les grévistes représentent une grande majorité des 270 chauffeurs de la société, répartie sur trois sites du département. Ils tiennent une permanence de grève jour et nuit devant le siège situé le long de la nationale 7, près des pistes d'Orly. Chaque soir, en assemblée générale, la grève est discutée et reconduite.



Alors même que le groupe (filiale de la SNCF actionnaire à 70 %) a un chiffre d'affaire de 5 milliards d'euros, en progression ces dernières années, et que la société Athis Cars se porte aussi très bien, l'annonce d'une revalorisation dérisoire a mis en colère les chauffeurs. Avec 0,5 % proposés le compte n'y est pas : la paye reste la moins élevée de toutes les sociétés de cars alentours… et les bénéfices d'Athis Car sont parmi les plus élevés, on comprend pourquoi !

La direction en est à jouer la provocation, avec le recours à un huissier ou encore un petit chef qui s'est illustré en arrachant une banderole… mais cela ne marche pas. Les grévistes entament leur seconde semaine de grève, déterminés à faire respecter.

mardi 3 mars 2015

À bas tous les racismes, vive la lutte des travailleurs !

Loin du mythe de « l’unité nationale », le contexte qui fait suite aux attentats de début janvier est marqué par la multiplication de propos et d’actes antisémites, islamophobes et racistes. S’il ne s’agissait que de la bêtise de quelques abrutis, ce serait déjà un problème. Mais le plus grave, c’est que l’exemple vient d’en haut.
Ce n’est pas un hasard si le FN attire des candidats appelant sur Facebook à la destruction des juifs ou écrivant des horreurs du genre « Marine, tu es la réincarnation de Hitler, tu vas nettoyer la France ».
Quand Marine Le Pen n’utilise pas les ignobles tueries perpétrées par des terroristes fanatisés pour distiller le racisme, elle monte les travailleurs ou les chômeurs les uns contre les autres, en fonction de leur nationalité ou de leur religion. Comme les intégristes, elle cherche à creuser un fossé de haine au sein même de la population.
Oh, elle n’est pas la seule à le faire ! Entre les déclarations de Roger Cukierman, représentant autoproclamé d’une « communauté juive », accusant « les jeunes musulmans » de tous les actes antisémites, le délire nationaliste et raciste d’un Eric Zemmour et l’obsession antisémite d’un Dieudonné, on en a jusqu’à la nausée. Mais cet engrenage où le racisme des uns nourrit celui des autres est le fonds de commerce du Front national depuis toujours.
D’une autre façon, avec ses discours sur « l’unité nationale », Hollande ne fait rien d’autre qu’opposer ceux qui se reconnaissent dans la « communauté française » aux autres communautés et à nous embrigader derrière ses aventures guerrières en Afrique et au Moyen-Orient. Du FN au PS, tous dénoncent le communautarisme pour mieux l’attiser.
Il faut se garder d’un tel piège. Oui, nous sommes bien en état de guerre. Mais il ne s’agit pas de la prétendue guerre livrée par les « démocraties » au « terrorisme ». Il s’agit de la guerre sociale, indissociable du capitalisme.
Quand un milliard de personnes sont condamnées à survivre avec un euro par jour et que, sur la même journée, d’autres accumulent un ou deux millions, il faut parler de guerre sociale. Quand, pour se vautrer dans le luxe, une minorité pille des régions entières, exploite le dénuement des populations quitte à les livrer à la barbarie des pires bandes armées, il faut parler de guerre sociale.
Dans les pays riches, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que, dans cette période de crise, les dizaines de milliards avec lesquels les grands groupes se rachètent, spéculent et arrosent leurs grands actionnaires et leurs PDG, proviennent de l’aggravation de l’exploitation, des emplois supprimés, de la précarité, des bas salaires et du pillage des caisses de l’État !
Dans la société capitaliste, une loi non écrite veut que l’argent aille à l’argent. Les plus pauvres et les plus exploités peuvent travailler toute leur vie, ils ne s’enrichiront pas. Cette loi découle de la lutte de classe que mène la bourgeoisie contre le monde ouvrier et elle s’impose, implacable, partout.
Elle s’abat indifféremment sur tous les travailleurs, quelle que soit leur origine ou leur religion. Inverser le rapport de force avec la classe capitaliste est pour les travailleurs une nécessité vitale, et cela ne peut se faire que collectivement, en se battant contre tout ce qui divise le monde ouvrier : le nationalisme, le communautarisme et le racisme.
On nous rabâche que notre identité dépend de notre origine, de notre nationalité ou de notre confession. Mais un aspect essentiel de notre vie et de notre identité, c’est que nous sommes des travailleurs, des ouvriers, des employés, gardiens, aides-soignantes ou caissières.
Notre condition de travailleur exploité nous unit, pour le meilleur et le pire. Au-delà de nos différences, nous partageons les fins de mois difficiles, les pressions des chefs et la menace du chômage.
Alors, il faut serrer les rangs, rejeter ceux qui veulent dresser un mur entre nous et affirmer notre conscience d’appartenir à une seule et même classe sociale, la classe ouvrière. Une classe qui ne pourra s’émanciper de l’oppression qu’en détruisant sa cause, l’organisation capitaliste de l’économie.
Seul le mouvement ouvrier communiste, dont l’ambition est de renverser le capitalisme et de supprimer l’exploitation de l’homme par l’homme, est porteur de cet idéal.
Seule la classe ouvrière en lutte contre la domination de la bourgeoisie peut espérer balayer la société de ses tares, des guerres et des multiples oppressions et préjugés qu’elle charrie.
Renouer avec cette perspective est une nécessité pour que la société ne sombre pas dans la barbarie.