lundi 26 mai 2014

Après les résultats des élection européennes La seule voie pour les travailleurs

(communiqué de presse)
Le Front national, de loin en tête des résultats, le Parti socialiste, plus bas que jamais depuis des décennies, et tout cela sur la base d’une forte abstention : voilà les éléments marquants de ces élections européennes.
Comme aux municipales, le PS a été rejeté par son propre électorat. Il paye le prix de sa politique, entièrement consacrée à favoriser les intérêts des groupes capitalistes et des banquiers en multipliant les mesures qui aggravent les conditions d’existence des classes populaires.
Le FN a réussi à détourner à son profit l’écœurement provoqué par le PS. Marine Le Pen a annoncé triomphalement que c’était la fin du bipartisme, c’est-à-dire de l’alternance de la droite et de la gauche au pouvoir.
Si cela s’avérait exact, cela signifierait seulement que la supercherie de l’alternance entre l’UMP et le PS serait remplacée par une alternance à trois.
À la rivalité gauche-droite, en concurrence pour la mangeoire mais d’accord pour mener la politique exigée par la grande bourgeoisie et les possédants, s’ajouterait un troisième larron. Mais quelle que soit leur combinaison, le pouvoir mènerait sa politique en fonction des intérêts des possédants, des grands groupes industriels et commerciaux et des banquiers qui détiennent le véritable pouvoir.
Le FN, comme les deux autres, représente une politique pour la bourgeoisie mais avec des méthodes encore plus brutales et en charriant toutes les idées réactionnaires, rétrogrades, xénophobes et racistes. Avec, en plus, la menace que le renforcement même simplement électoral du FN encourage une mouvance anti-ouvrière qui ne se contenterait pas de voter mais qui serait prête à passer aux actes contre les travailleurs immigrés d’abord, contre les travailleurs tout court ensuite.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Dans l’immédiat, il y a la responsabilité écrasante du PS, le désespoir et la perte de repères que sa politique a engendrés dans les classes populaires.
Mais il y a une responsabilité plus générale des grands partis issus du mouvement ouvrier qui, au fil du temps, ont complètement sacrifié les intérêts de la classe ouvrière pour accéder au pouvoir gouvernemental où ils ne pouvaient pas mener une politique autre que celle de la grande bourgeoisie.
Si le FN a pu devenir le déversoir du mécontentement dans les classes populaires, c’est qu’il n’y a plus face à lui de partis qui représentent les intérêts des exploités.
C’est dans ce contexte que les résultats de Lutte Ouvrière, pour modestes qu’ils soient, préservent une perspective politique pour les travailleurs. Ils confirment la présence d’un courant politique qui s’est saisi des deux élections de l’année pour rejeter le faux choix entre partis qui sont leurs oppresseurs d’aujourd’hui, d’hier ou de demain. Ils expriment la conviction que les exploités, ceux qui n’ont ni capitaux ni rentes et n’ont que leur travail pour vivre, peuvent se constituer en une force politique opposée aux partis de la bourgeoisie.
Cette force ne pèsera réellement sur la vie politique que lorsque la classe ouvrière retrouvera sa combativité et ses moyens de lutte : les grèves, les manifestations, l’action collective.
Les milliers de femmes et d’hommes qui ont voté pour nos listes ont fait le geste d’exprimer leur approbation des objectifs qu’il faudra imposer par la lutte pour empêcher le monde du travail de tomber dans le chômage et la pauvreté. Ils représentent une minorité, mais une minorité consciente que les combats à venir devront opposer clairement la force collective des travailleurs à la grande bourgeoisie et aux gouvernements à son service. C’est la première condition de leur efficacité.
Celles et ceux qui ont voté Lutte Ouvrière ont levé un drapeau, celui de la tradition révolutionnaire du mouvement ouvrier. Renforcer ce courant, lui donner la force d’intervenir dans la lutte de classe au quotidien, dans les entreprises, dans les quartiers populaires, est la tâche primordiale dans la période à venir. C’est la seule manière de s’opposer à la montée des forces réactionnaires qui menacent d’engloutir la société.
C’est, enfin, ce courant qui pourra faire émerger un parti véritablement communiste capable d’œuvrer à ce que la classe ouvrière enlève à la bourgeoisie capitaliste le pouvoir qu’elle exerce sur l’économie et sur la politique, pour créer une organisation sociale sans exploitation et sans oppression.
Cela semble utopique devant le succès affiché par le FN, souligné encore par le désappointement des autres partis et amplifié par les commentateurs. Mais, pour les travailleurs, c’est la seule voie.

vendredi 23 mai 2014

Deux camps irréductibles (Tribune de Marc PESCHANSKI publiée dans le journal LIBERATION le 15 mai dernier)

Certes, un siècle exactement après le massacre d’une génération dans les tranchées au son des hymnes et du clairon, les déclarations tartinées de tricolore des hérauts au front bas de «la France aux Français» donnent la nausée. Celles des défenseurs de «l’intérêt national», qui serait celui du peuple contre les brigands capitalistes de Bruxelles, seraient plutôt pathétiques si le mur de fumée qu’elles élèvent ne servait à masquer les mêmes brigands bien de chez nous, et à dédouaner les gouvernements qui les servent. Mais «l’Europe sans frontières» dont se gargarisent les autres ? De qui se moque-t-on ! Des frontières de cette Europe, les Roms des camps de misère peuvent en parler, comme les Africains des charters Guéant-Valls. Les noyés de Lampedusa, eux, n’en parlent plus. L’Europe qu’ils défendent est avant tout celle des groupes financiers et industriels du continent, complices dans la compétition économique qui fait rage sur la planète. Pourtant, il faut voter. Parce qu’il y a une colère profonde à faire entendre à cette poignée d’actionnaires, de financiers et d’industriels qui confisquent le monde et nous entraînent vers les catastrophes annoncées, économiques, sociales et écologiques. Votons pour clamer notre colère....
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jeudi 22 mai 2014

Prolétaires de tous les pays unissons-nous


 Voici quelques affiches de notre campagne




samedi 17 mai 2014

Voici la liste des candidats Lutte Ouvrière de notre circonscription

Circonscription Ile-de-France

Candidat Profession Département
Nathalie ARTHAUD Enseignante Seine-Saint-Denis
Jean-Pierre MERCIER Ouvrier dans l’automobile Seine-Saint-Denis
Laurence VIGUIÉ Technicienne automobile Hauts-de-Seine
Thierry GONNOT Ouvrier Yvelines
Josefa TORRES Technicienne de laboratoire Val-de-Marne
Ali KAYA Ouvrier Yvelines
Bouchra DINI Technicienne chimiste Seine-Saint-Denis
Jean CAMONIN Technicien dans l’aéronautique Essonne
Monique DABAT Cheminote Seine-Saint-Denis
Laurent VINCIGUERRA Conducteur de bus à la RATP Paris
Florence BEDAGUE Infirmière Seine-Saint-Denis
Philippe JULIEN Electrotechnicien Seine-Saint-Denis
Marina PODGORNY Employée à la Sécurité sociale retraitée Paris
Lucien NOAILE Cheminot Seine-Saint-Denis
Corinne ROETHLISBERGER Employée à La Poste Paris
Jean-Louis GAILLARD Technicien retraité de l’industrie chimique Paris
Aurélie JOCHAUD Infirmière Seine-Saint-Denis
Dominique MARIETTE Enseignant Val-d’Oise
Hélène JANISSET Factrice Yvelines
Frédéric HEMERY Ouvrier dans l’automobile Paris
Agnès RENAUD Enseignante Seine-Saint-Denis
Olivier AUGUSTIN Ouvrier dans l’automobile Yvelines
Armonia BORDES Employée retraitée de la chimie Seine-Saint-Denis
Pascal BOUTET Mécanicien aéronautique Val-de-Marne
Charline JOLIVEAU Employée de banque Paris
Salah KELTOUMI Ouvrier de l’automobile Seine-Saint-Denis
Véronique HUNAUT Employée d’assurances Paris
Nicolas PETILLOT Enseignant en lycée professionnel Val-de-Marne
Catherine VAN CAUTEREN Ouvrière dans l’aéronautique Seine-et-Marne
Bernard COMBES Mécanicien aéronautique Seine-Saint-Denis

vendredi 16 mai 2014

Vacances de classe

Pour satisfaire une clientèle de très, très riches, des compagnies aériennes équipent leurs avions de super 1ère classe avec cabine privée, lit et salle de bains, pour des vols à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
En revanche, selon des sondages récurrents, les Français étaient 66 % à avoir l’intention de partir en vacances à l’été 2012. Ils n’étaient plus que 62 % en 2013. Et pour l’été qui arrive ils ne sont plus que 58 % à espérer pouvoir partir. Chez les travailleurs, nul doute que la proportion de ceux qui partent en vacance est encore plus faible.
L’été arrive, et les perspectives de partir s’éloignent…